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Une razzia pour les Bleus aux Jeux Paralympiques 2018 ?

RIA Novosti / Icon Sport

Cinquième nation mondiale à Sotchi en 2014 avec douze médailles obtenues, la France entend poursuivre sur cette belle dynamique du 9 au 18 mars à PyeongChang (Corée du Sud). Le ski alpin est la discipline la plus prometteuse sur le papier, pour une équipe de France qui compte beaucoup sur sa porte-drapeau, la jeune Marie Bochet.

 

Ski alpin

Il y a quatre ans, Marie Bochet avait impressionné tout son monde en devenant à seulement 19 ans quadruple championne paralympique à Sotchi. À elle seule, la native de Chambéry avait ramené un tiers des médailles de l’équipe de France ! C’est donc fort logiquement que le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a désigné la jeune skieuse pour porter le drapeau de la sélection française lors des cérémonies d’ouverture et de clôture de ces Jeux paralympiques 2018. Entre ces deux cérémonies, Marie Bochet tentera de conserver ses quatre médailles d’or, elle qui s’avance vers PyeongChang en immense favorite. Vainqueur de quinze médailles d’or aux championnats du monde et de quatre Globes de cristal en Coupe du monde, l’athlète de 23 ans est en lice sur ses épreuves fétiches : la descente, le Super-G, le slalom géant et le super combiné. Le slalom sera aussi à son programme, une épreuve où elle avait abandonné en 2014, manquant ainsi de peu le Grand Chelem sur l’ensemble des épreuves de ski alpin. « Cette médaille en slalom, j’ai l’impression qu’elle me boude. Il faudra que j’aille la chercher en Corée du Sud », avait alors glissé Marie Bochet. Le rendez-vous est pris.

Outre Marie Bochet, quel skieur tricolore sera en mesure d’obtenir au moins une médaille ? Pourquoi pas son quasi-homonyme, Arthur Bauchet. À 17 ans seulement, celui qui souffre d’une paraparésie spastique héréditaire impressionne en ayant décroché deux médailles d’or en slalom géant et en slalom, lors des championnats du monde 2017. Deuxième en Super-G et cinquième en descente lors de ces Mondiaux, Arthur Bauchet est donc un athlète polyvalent capable de décrocher plusieurs podiums à l’occasion de sa première participation aux Jeux paralympiques. « Une médaille ! Ce serait fantastique, bien sûr. Mais ce que je veux, c’est surtout ne rien regretter », assure celui qui est encore un adolescent. Une jeunesse prometteuse et ambitieuse, qui montre que la France a de la ressource après les retraites de Solène Jambaqué et Vincent Gauthier-Manuel, médaillés d’argent à Sotchi.

Ski de fond

Il y a quatre ans, le ski de fond avait pris une belle part dans l’excellent bilan de l’équipe de France paralympique. Thomas Clarion, et son guide Julien Bourla, avaient décroché le bronze lors du 10 km libre hommes malvoyants. Quelques jours plus tard, même métal pour les deux hommes, ainsi que pour Benjamin Daviet, en relais ouvert 4 × 2,5 km. Cette année, le ski de fond tricolore paraît armé pour faire encore mieux. Les Bleus restent en effet sur six médailles d’or lors des championnats du monde de la discipline, disputés l’an dernier à Finsterau (Allemagne). Vétéran de cette équipe, Thomas Clarion espère enfin obtenir l’or paralympique. Pourquoi pas sur le 10 km, épreuve sur laquelle il est vice-champion du monde en titre ? Lors de cette course, il avait été devancé par Benjamin Daviet, double médaille d’or aux Mondiaux. Les deux hommes sont plus forts qu’il y a quatre ans, et s’avancent donc à PyeongChang en favoris.

Une équipe de France de ski de fond qui compte également sur Anthony Chalençon. Le skieur de 27 ans, et son guide Simon Valverde, faisaient d’ailleurs partie de l’équipe, en compagnie de Thomas Clarion et de Benjamin Daviet, qui est devenu champion du monde il y a un an. Également en or en 2015, le relais français est donc le grandissime favori en vue du 4 × 2,5 km.

Biathlon

En handisport, il y a beaucoup plus d’accointances entre le ski de fond et le biathlon que chez les valides. Lors de ces Jeux paralympiques à PyeongChang, les Tricolores qui participent aux épreuves de biathlon sont donc les mêmes qu’en ski de fond. Le duo en or, composé d’Anthony Chalençon et de Benjamin Daviet, est là aussi très attendu. Médaillés de bronze aux Mondiaux il y a un an, Anthony Chalençon et son guide Simon Valverde entendent poursuivre leur progression, afin de – pourquoi pas ? – envisager l’or sur l’épreuve du sprint courte distance (3 x 2,5 km). Les principaux espoirs de titre reposent tout de même sur les épaules de Benjamin Daviet. Lors des derniers championnats du monde, le natif d’Annecy était passé par tous les métaux : l’or sur le 15 km, l’argent sur le 12,5 km et enfin le bronze sur le 7,5 km. Une régularité sur les podiums qui fait du biathlète français l’un des grands favoris à PyeongChang.

Snowboard

Réservé aux athlètes handicapés des membres inférieurs et concourant debout, il y a quatre ans à Sotchi, le snowboard fait cette fois une entrée à part entière dans le programme paralympique. Comme en Russie, l’équipe de France compte principalement sur Cécile Hernandez-Cervellon en Corée du Sud. La native de Perpignan avait décroché l’argent à Sotchi dans la discipline du cross. Une grande émotion pour celle qui avait commencé sa carrière chez les valides, avant de la poursuivre en handisport depuis qu’elle est atteinte de sclérose en plaques. Désormais âgée de 44 ans, Cécile Hernandez-Cervellon vise l’or à PyeongChang. Elle fait d’ailleurs partie des favorites, elle qui a décroché l’argent en cross et en banked slalom lors des derniers Mondiaux en 2017, organisés du côté de Big White (Canada).

Le snowboard tricolore pourrait également briller chez les hommes grâce à Maxime Montaggioni. Le Français de 28 ans est notamment aligné en banked slalom, une épreuve composée de trois runs chronométrés pour chaque concurrent. Ce sont donc les temps des trois runs qui permettent d’établir le classement final. Une épreuve qui convient bien à Maxime Montaggioni, puisqu’il est champion du monde en titre. Le représentant de la station d’Isola 2000 vise au moins une médaille, lui qui sera également au départ en snowboard cross.

Olivier Navarranne

 

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