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Ricardo Faty : « Ma carrière est atypique »

Seskim / Icon Sport
Ricardo Faty évolue à Bursaspor (Turquie) depuis 2015. Entretien avec le milieu de terrain franco-sénégalais.

 

Depuis le début de la saison, vous n’avez guère joué. Comment l’expliquez-vous ?

Depuis l’arrivée de Paul Le Guen en juin dernier, mon temps de jeu a considérablement diminué. Pourtant, celui-ci a souhaité me conserver l’été dernier, et j’ai refusé certaines offres. Le problème venait surtout des dirigeants qui m’ont « boycotté ».

C’est à dire ?

Il me restait un an de contrat, ils ne voulaient pas que je parte libre. Ici, quand les dirigeants veulent se débarrasser d’un joueur, ils n’y vont pas par quatre chemins. Ils m’ont fait comprendre que je ne jouerai plus. Et effectivement, depuis le début de la saison, je n’étais plus dans le groupe. Mais, à partir de novembre, Le Guen m’a tout de même réintégré à celui-ci.

Envisagez-vous de partir lors du mercato hivernal ?

Ce n’est pas une priorité, sachant que ma situation a changé. Avec les dirigeants, elle s’est normalisée. Après, si un projet intéressant se présente à moi, je partirai. Sinon, j’attendrais d’être libre l’été prochain.

Quel type de challenge pourrait vous intéresser ?

J’ai une carrière atypique qui fait que je peux aller un peu partout. Mon profil intéresse, d’autant plus que je suis un joueur polyvalent. Des agents m’appellent de Grèce, France, des pays du Golfe, de Turquie, de Chine… Je ne me mets aucune barrière.

Vous êtes international sénégalais (4 sélections). Pensez-vous à la Coupe du monde ?

On ne fait jamais une croix sur ce genre de compétition. Surtout que je n’ai jamais annoncé mon retrait de l’équipe du Sénégal. Même si je n’ai qu’une chance infime d’y aller, il faut que je la saisisse. Le groupe de 23 est probablement déjà constitué. Après, avec les blessures, on ne sait jamais. L’éventualité de participer au Mondial participe aussi à ma réflexion pour le mercato d’hiver.

Envisagez-vous déjà l’après-football ?

Pour l’instant, je me concentre à fond sur la fin de ma carrière. Après, je pense rester dans le foot, c’est la chose qui me passionne le plus. Pourquoi ne pas monter une structure d’agents avec mes frères par exemple ?

Arnaud Lapointe

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