World Boxing Cup Brazil 2026 : huit Français en quête de repères et d’élan olympique

Romane Moulai. Photo: Aleksandar Djorovic / Photo by Icon Sport

La saison internationale de boxe s’ouvre ce 20 avril à Foz do Iguaçu, au Brésil, avec la World Boxing Cup. Pendant une semaine, huit Tricolores seront engagés dans un tournoi qui dépasse le simple cadre compétitif : un rendez-vous structurant dans la construction du collectif vers les Jeux de Los Angeles 2028.

Le décor est posé au sud du Brésil. Du 20 au 26 avril, les regards du circuit international se tournent vers Foz do Iguaçu, théâtre de la première manche de la World Boxing Cup 2026. Organisée par World Boxing, la compétition rassemble une large densité de talents répartis dans dix catégories masculines et féminines. Pour l’Équipe de France, ce rendez-vous marque bien plus qu’un simple retour à la compétition. Il s’inscrit dans une logique de projection à moyen terme, à l’aube d’une nouvelle olympiade désormais officiellement tournée vers Los Angeles 2028.

Chaque combat devient alors un indicateur : niveau d’intensité, capacité d’adaptation, gestion de la pression face à des adversaires de référence. L’an dernier, la délégation masculine française avait quitté cette même compétition avec quatre médailles. Un bilan encourageant, qui sert aujourd’hui de point d’appui. Mais au-delà des podiums, l’objectif reste plus large : évaluer les trajectoires individuelles et consolider une dynamique collective.

Huit profils pour construire l’avenir

À Foz do Iguaçu, la sélection tricolore repose sur un équilibre entre visages confirmés et athlètes en pleine progression. Trois femmes et cinq hommes composent le groupe, reflet d’un vivier qui continue de s’élargir. Côté féminin, Romane Moulai (-51 kg), Sthélyne Grosy (-57 kg) et Amina Zidani (-60 kg) porteront les ambitions françaises.

Chez les hommes, Billal Bennama (-55 kg), Lounes Hamraoui (-60 kg), Hugo Grau (-65 kg), Makan Traoré (-70 kg) et Soheb Bouafia (-90 kg) complètent la délégation. Derrière ces noms, des parcours variés, des expériences différentes, mais un point commun : franchir un cap. L’encadrement, composé notamment de Kamel Hasni, Elias Friha, Stéphane Cottalorda et Bakary Diabira, accompagne cette montée en puissance, avec l’objectif de structurer des profils capables de s’inscrire durablement dans le haut niveau.

Un rendez-vous structurant dans la hiérarchie mondiale

Dans le calendrier 2026, l’étape brésilienne ouvre une séquence qui se poursuivra en Chine avant de se conclure en Ouzbékistan. Une construction progressive, pensée pour installer les rapports de force dès le début de l’olympiade. Dans ce contexte, chaque performance compte. Les oppositions proposées permettent de se mesurer directement à l’élite, d’accumuler de l’expérience et d’affiner les stratégies.

La boxe mondiale est en recomposition et ces premières échéances jouent un rôle déterminant dans la hiérarchisation des nations. Pour l’équipe de France, cette World Boxing Cup agit comme un révélateur. Elle offre une photographie instantanée du niveau actuel, tout en dessinant les contours de ce que pourrait devenir le collectif dans les mois à venir. À Foz do Iguaçu, il ne s’agit pas seulement de gagner. Il s’agit d’avancer, de se situer et de poser les premières pierres d’un projet olympique qui commence à prendre forme.

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