Encore battu par les Anglaises, le XV de France féminin a dit adieu au titre et au grand chelem sur ce Tournoi des VI Nations. Reste que ces Bleues sont en train de construire quelque chose.
Le même scénario, encore et toujours. Une nouvelle fois, les Bleues du rugby ont buté sur la toute-puissante Angleterre. Ce dimanche 17 mai, au stade Atlantique de Bordeaux, le XV de France féminin a concédé une 18e défaite de suite face aux Red Roses (28-43). Toujours sur le toit de l’Europe, et du monde. Championnes du monde en titre, les Anglaises ont donc remporté une septième fois de suite le Tournoi des VI Nations, leur propriété depuis 2019.
Un départ canon
Les Bleues avaient pourtant idéalement lancé cette finale, qu’elles s’étaient offerte en battant toutes les autres nations jusqu’alors. Pauline Bourdon-Sansus a conclu un superbe mouvement collectif de 90 mètres pour ouvrir le score face aux Anglaises (7-0, 14e), avant de voir le barrage français céder face à la puissance et au réalisme des Red Roses (7-7, 22e, 7-14, 29e). Plus efficaces, les Anglaises ont creusé ensuite l’écart avant la pause pour rentrer aux vestiaires avec une avance confortable (7-26).
De retour sur la pelouse, les Bleues ont retrouvé de l’élan. Anaïs Grando a relancé l’espoir en coin (14-26, 54e), puis Pauline Bourdon-Sansus s’est offert un doublé à la sortie d’une mêlée pour ramener la France à portée (21-29, 59e). Les Anglaises ont rapidement repris le contrôle, malgré une fin de match courageuse et un dernier essai tricolore. Le XV de France s’est finalement incliné (28-43), et voit de nouveau la meilleure équipe du monde lui barrer la route.
Une défaite « différente »
Après la rencontre, Pauline Bourdon-Sansus est lucide, entre réalisme et optimisme. « Les Anglaises gagnent encore ce soir… mais dans l’état d’esprit, je suis très fière des filles. On est tombé sur une belle équipe d’Angleterre. Ce sont encore les détails qui font la différence. On perd trop de munitions en début de match : quand on est dans leur camp, on n’est pas assez clinique. Mais c’est un nouveau cycle, on a encore quatre ans pour arriver jusqu’à la Coupe du monde, notre objectif. On a montré un beau visage aujourd’hui ». Même espoir pour le coach François Ratier, après sa première campagne : « C’est une défaite contre l’Angleterre, une autre, mais elle est différente. Dans les quatre ans, je vous promets qu’on les battra.».
