Le Paris Basketball a remporté dimanche sa première Supercoupe de France en dominant Roanne (81-59) à Roland-Garros. Au-delà du trophée, ce succès lance surtout une saison où le club de la capitale veut changer de dimension sur la scène nationale.
Un premier trophée qui peut compter
Après une saison 2025-2026 sans titre, malgré une finale de Betclic Élite et un parcours jusqu’en quarts de finale de l’Euroligue, Paris a cette fois commencé son nouvel exercice avec un trophée. Et la manière compte aussi. Malmené par Roanne en première période, le club de la capitale a complètement renversé la rencontre après la pause.
Nadir Hifi, nommé MVP du week-end, est revenu sur l’importance de ce premier succès pour L’Équipe. « Gagner un trophée, c’est important. D’autant plus que l’année dernière, on n’en a pas gagné de titre. Aujourd’hui, avec même pas un mois de préparation, il y a un titre et c’est le titre qui manquait au club. Ça va rassembler tout le monde. C’est bien pour le nouveau groupe, le nouveau staff. Quand on gagne un titre, ça crée une famille. »
Un statut à prendre
Le contexte a aussi changé, et les cartes sont totalement rebattues. Monaco, champion de France la saison passée après avoir réalisé un quadruplé national, n’évoluera pas en Betclic Élite cette saison et a été reversé en Eurocoupe. Une partie importante de son effectif a également quitté la Principauté.
Paris se retrouve donc avec une place de patron à prendre. Et l’ambition est assumée. Avant même la Supercoupe, Hifi annonçait clairement la couleur : « L’objectif, c’est le quadruplé, tout ramasser. Je pense qu’on est bien bâtis pour. On sait à quel point c’est compliqué, surtout avec la Coupe de France, il y a beaucoup de matches. La Leaders Cup aussi, le contexte fait que c’est compliqué de la gagner. Il faut y croire, ça va être dur. » L’ambition est claire : Paris veut devenir le nouveau taulier du basket français.
La Supercoupe ne suffit pas
Hifi lui-même refuse toutefois de s’enflammer. « Mais c’est une petite alerte : Roanne a très bien joué, mais c’est loin d’être la meilleure équipe du Championnat et on a été en difficulté. On a plein de choses à améliorer, surtout si on veut atteindre nos objectifs. » Le message est clair. La Supercoupe n’est pas encore une démonstration de force, mais elle constitue un premier repère pour une équipe qui doit encore trouver ses automatismes.
Et le calendrier ne laisse aucun répit. Le Paris Basketball va rapidement entrer dans le vif du sujet avec l’Euroligue le 24 septembre face au Panathinaikos, et le championnat suivra rapidement. Le club espère donc que le trophée remporté à Roland-Garros serve de rampe de lancement vers une saison riche en attentes et ambitions.
