À l’occasion de la Journée Évasion organisée au Stade de France, la Fédération Française de Lutte a officialisé la signature d’une convention de partenariat avec l’association Premiers de Cordée.
Le sport possède ce pouvoir unique de briser les murs de l’isolement, surtout là où on l’attend le moins. Ce fut le cas la semaine passée dans l’enceinte prestigieuse du Stade de France, transformé pour l’occasion en un immense terrain de jeu et d’espoir. Lors de la traditionnelle « Journée Évasion », la Fédération Française de Lutte a scellé un engagement fort en faveur de l’inclusion en officialisant son union avec l’association Premiers de Cordée.
Une signature sous le signe de l’excellence et du partage
L’image est forte : d’un côté, Lise Legrand, figure emblématique de la lutte française et présidente de la FFL&DA ; de l’autre, Nathalie Péchalat, présidente de Premiers de Cordée et ancienne championne de danse sur glace. Deux femmes, deux parcours d’exception, mais une vision commune : celle d’un sport qui ne laisse personne sur la touche.
En apposant leurs signatures sur cette convention de partenariat, les deux dirigeantes ne se sont pas contentées d’un acte administratif. Elles ont ouvert une porte vers de nouveaux horizons pour des centaines d’enfants. Pour Premiers de Cordée, qui œuvre sans relâche depuis des années pour amener le sport au chevet des enfants hospitalisés ou en situation de handicap, l’arrivée de la lutte dans leur panel d’activités est une excellente nouvelle.
La lutte : bien plus qu’un combat, une école de vie
On pourrait s’étonner de voir la lutte, sport de contact par excellence, s’inviter auprès de publics fragiles. Pourtant, ses vertus pédagogiques et thérapeutiques sont immenses. La lutte enseigne la maîtrise de soi, le respect de l’autre et, surtout, la conscience de son propre corps.
Dans le cadre de ce partenariat, il ne s’agit pas de former des champions olympiques, mais d’utiliser la discipline comme un outil d’épanouissement. Sur le tapis, l’enfant n’est plus un patient ou une personne en situation de handicap ; il devient un pratiquant, un partenaire, un lutteur. Le contact physique, encadré et ludique, permet de restaurer une confiance en soi parfois érodée par les parcours de soins.
Une mobilisation de terrain exemplaire
Si les signatures officielles donnent le cap, ce sont les acteurs de terrain qui font vivre l’aventure. Le Comité de Lutte d’Île-de-France a répondu présent avec une énergie communicative. Tout au long de cette journée au Stade de France, les ateliers d’initiation n’ont pas désempli.
Il convient de saluer l’engagement des animateurs du comité — Nodar, Joséphine et Brandon — qui ont su adapter leurs approches pour offrir à chaque enfant un moment de pur plaisir. Entre chutes maîtrisées, jeux d’opposition et rires partagés, l’objectif de « l’évasion » a été pleinement atteint. Leur pédagogie bienveillante a permis de transformer l’arène en un espace de liberté totale.
Vers une pratique inclusive généralisée
Cette convention marque une étape charnière pour la Fédération Française de Lutte. Elle s’inscrit dans une politique plus large de développement de la lutte inclusive. En s’appuyant sur l’expertise de Premiers de Cordée, la Fédération entend pérenniser ces interventions et sensibiliser ses clubs aux besoins spécifiques des enfants hospitalisés.
