Formé à Clairefontaine puis passé par l’AS Monaco, Joan Rotsen poursuit sa carrière au FC Chambly. Le milieu de terrain revient sur ses débuts, les qualités qui ont construit son jeu, les difficultés rencontrées en chemin, et évoque également l’avenir du club picard.
Joan, comment est née ta passion pour le football ?
Le football fait partie de ma vie depuis toujours. Mon père a joué en club, à la Samaritaine en Martinique, puis à Mulhouse et au Paris FC. Je l’accompagnais chaque week-end. Dès l’âge de 4 ou 5 ans, j’étais constamment au bord des terrains. Je n’ai jamais vraiment eu de déclic : le ballon a toujours été une évidence.
Quels aspects de ton jeu as-tu le plus développés au fil des années ?
Mon passage à l’AS Sarcelles, à Clairefontaine puis à l’AS Monaco m’a permis de progresser dans tous les domaines. J’ai travaillé ma technique, mon intelligence de jeu et mon endurance. On me reconnaît souvent pour ma lecture du jeu et ma capacité à analyser rapidement les situations. Si je devais retenir une qualité principale, ce serait sans doute l’intelligence de jeu, même si la technique reste essentielle à ce niveau.
Quelle est, selon toi, la qualité la plus importante pour un milieu de terrain ?
Aujourd’hui, un milieu de terrain doit être complet. Il doit être capable d’agir aussi bien défensivement qu’offensivement, gérer le tempo du match, faire preuve de technique et d’endurance, mais aussi d’agressivité dans le bon sens du terme, et communiquer avec ses partenaires. Il est difficile de réduire ce poste à une seule qualité tant il est exigeant.
Dans quel club as-tu pris le plus de plaisir ?
J’ai connu plusieurs expériences marquantes. Mon passage à Quevilly-Rouen Métropole reste un excellent souvenir, avec une saison aboutie et une montée en Ligue 2 la saison suivante. J’ai également beaucoup apprécié mon expérience au FC 93, où nous avons longtemps été en course pour la montée. Ce sont des saisons qui m’ont particulièrement marqué.
Tu as également connu des périodes plus difficiles. Comment les as-tu surmontées ?
Comme tous les footballeurs, j’ai traversé des moments compliqués : blessures, déceptions, opportunités manquées. Une carrière n’est jamais linéaire. J’ai pu compter sur le soutien de mes proches, qui m’ont toujours accompagné. Avec le temps, j’ai aussi découvert une force mentale que je ne soupçonnais pas. Aujourd’hui, je suis fier d’avoir persévéré et de vivre de ma passion.
Le FC Chambly Oise s’apprête à être repris par un groupe canadien. Comment vis-tu cette situation ?
Le projet devrait se concrétiser dans les prochains jours. Pour l’instant, nous manquons encore d’informations sur la future organisation, notamment sur le staff et l’encadrement sportif. Je reste serein : j’ai un contrat avec le club et nous attendons d’y voir plus clair avant de nous projeter.
La Coupe du monde débute ce jeudi. Connais-tu des joueurs concernés par la compétition ?
Oui, notamment Duckens Nazon. Nous nous sommes connus à Quevilly-Rouen Métropole lors de la saison en Ligue 2. Il est international haïtien et possède un parcours difficile, comme beaucoup de joueurs issus de la banlieue. Nous avons rapidement accroché.
As-tu eu de ses nouvelles récemment ?
Oui, je l’ai eu au téléphone il y a quelques jours. Il a des ambitions importantes avec sa sélection, mais je préfère ne pas en dire davantage pour ne pas lui porter malchance.
Es-tu surpris par sa carrière ?
Pas du tout. C’est un joueur qui a toujours eu une histoire particulière dans chacun de ses clubs. Il possède surtout un mental exceptionnel, l’un des plus forts que j’ai pu rencontrer dans le football.
Pour conclure, si tu devais résumer ton parcours en une phrase ?
Mon cerveau m’a sauvé.
