Deux ans après les Jeux paralympiques de Paris 2024, plusieurs avancées ont été enregistrées pour développer la pratique du handisport en France.
Le regard sur le handicap a changé
Les Jeux paralympiques de Paris 2024 ont-ils réellement changé la donne pour le handisport ? Pour Marina Ferrari, la réponse est oui. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, la ministre des Sports rappelle les avancées enregistrées depuis la Conférence nationale du handicap de 2023. « Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 nous ont permis de faire évoluer le regard porté sur le handicap. Ils nous ont aussi permis d’accélérer et de franchir de nouvelles étapes pour rendre le sport plus accessible aux personnes en situation de handicap », écrit-elle.
Depuis 2023, plusieurs évolutions sont mises en avant. Le nombre de fédérations délégataires de parasports est passé de 20 à 35. La prise en charge des fauteuils roulants a également évolué : depuis le 1er décembre 2025, les fauteuils roulants, y compris les modèles sportifs, sont intégralement pris en charge par l’Assurance Maladie.
Des progrès visibles depuis Paris 2024
Autre indicateur cité par Marina Ferrari : le Handiguide des sports référence désormais plus de 6 400 structures, soit deux fois plus qu’en 2023. Le dispositif Club Inclusif poursuit lui aussi son développement. Créé par le Comité paralympique et sportif français, il accompagne les clubs qui souhaitent améliorer l’accueil des personnes en situation de handicap. L’objectif affiché est désormais d’atteindre 4 000 clubs engagés d’ici 2027.
En Île-de-France, l’héritage des Jeux est notamment visible avec le Prisme, à Bobigny, équipement dédié aux pratiques sportives inclusives. La région compte également plusieurs initiatives destinées à développer l’accès au handisport dans les clubs et les équipements.
Le taux de pratique reste trop faible
Malgré ces avancées, le principal défi reste celui de la pratique. « Nous devons aller plus loin », résume la ministre, et fixe notamment trois priorités : « donner envie de pratiquer, rendre l’offre plus accessible et mieux accompagner les acteurs ». En effet, selon les chiffres mis en avant par le ministère des Sports, 47 % des personnes en situation de handicap déclarent pratiquer une activité physique ou sportive, contre 80 % dans l’ensemble de la population.
C’est sur cet écart que veut agir la nouvelle Stratégie nationale Sport et Handicap 2030. Présentée en janvier 2026, elle doit notamment permettre de donner davantage envie de pratiquer, de rendre l’offre plus accessible et de mieux accompagner les acteurs du sport.
40 millions d’euros par an
Pour poursuivre cette politique, le gouvernement annonce 40 millions d’euros par an. L’objectif est de transformer les progrès enregistrés depuis Paris 2024 en une hausse durable de la pratique. « C’est tout le sens de notre nouvelle Stratégie nationale Sport & Handicap : donner envie de pratiquer, rendre l’offre plus accessible et mieux accompagner les acteurs », écrit Marina Ferrari. La ministre fixe ainsi un objectif clair : « Avec 40 M€ par an, nous voulons poursuivre cette dynamique et faire du sport un droit réellement accessible à toutes et à tous. »
Après la formidable exposition offerte au parasport par les Jeux de Paris, le défi est désormais de prolonger cet élan dans les clubs et les territoires. En Île-de-France comme ailleurs, l’enjeu est de faire en sorte que l’accessibilité ne soit plus seulement une promesse, mais une réalité pour les pratiquants.
