Ce vendredi 22 mai 2026 (21h), Nice défie Lens, au Stade de France, en finale de la Coupe de France. Entre des Sang et Or en quête d’un tout premier sacre historique dans la compétition et des Aiglons décidés à renouer avec leur passé glorieux, cette 109e édition s’annonce aussi indécise qu’électrique.
C’est le jour J. Ce vendredi 22 mai 2026, l’enceinte de Saint-Denis s’apprête à vibrer au rythme d’une finale de Coupe de France inédite, rafraîchissante et terriblement indécise. À 21h00, le Racing Club de Lens et l’OGC Nice fouleront la pelouse pour s’affronter lors de la conclusion de cette 109e édition.
Loin des affiches attendues, ce duel oppose deux monuments historiques du football français en quête de rachat avec leur propre histoire. Entre la ferveur incandescente du Nord et l’ambition azuréenne, la promesse de spectacle est totale.
Deux trajectoires, un même rêve de grandeur
Pour le RC Lens, cette finale prend des allures de rendez-vous avec le destin. Les Sang et Or courent après leur toute première Coupe de France. Après trois échecs en finale – le dernier remontant à 1998 –, le peuple artésien s’est déplacé en masse en Île-de-France avec la ferme intention de briser la maintien de la malédiction. Le parcours des hommes de Will Still a d’ailleurs prouvé leur solidité mentale, marquée notamment par une qualification mémorable aux tirs au but face à Lyon en quarts, avant de surclasser Toulouse (4-1) dans une ambiance de folie à Bollaert-Delelis en demi-finale.
En face, l’OGC Nice retrouve la dernière marche de la compétition quatre ans après sa cruelle défaite de 2022 face à Nantes. Les Aiglons, qui n’ont plus soulevé la Vieille Dame depuis 1997, espèrent accrocher une quatrième Coupe de France à leur palmarès. Portés par un groupe mêlant expérience et fougue, les Niçois ont dû s’employer pour en arriver là. Après s’être extirpés d’un piège face à Lorient aux tirs au but, ils ont validé leur ticket pour Saint-Denis grâce à un doublé salvateur d’Elye Wahi contre Strasbourg (2-0) en demi-finale. Un Wahi particulièrement attendu ce soir, lui qui affronte ses anciens partenaires lensois dans un véritable clin d’œil du destin.
Cette finale s’inscrit pourtant dans un contexte schizophrénique pour le Gym. Dimanche dernier, au terme de la 34e et dernière journée de Ligue 1, le match nul concédé face au FC Metz (0-0) à l’Allianz Riviera a scellé le verdict : les hommes de Claude Puel terminent à une inquiétante 16e place. Avant de pouvoir savourer un éventuel titre, l’esprit des Azuréens est inévitablement tourné vers la double confrontation capitale des barrages de maintien qui les attend face à l’AS Saint-Étienne (aller le 26 mai dans le Chaudron, retour le 29 mai). Une victoire ce soir offrirait à Nice un trophée majeur et une qualification européenne inespérée, mais elle ne dissiperait pas l’immense pression de devoir sauver sa peau dans l’élite quatre jours plus tard. Pour les Aiglons, l’enjeu est clair : transformer cette finale en tremplin psychologique plutôt qu’en distraction fatale.
Le choc des styles sous les projecteurs
Sur le plan tactique, l’opposition s’annonce fascinante et sera arbitrée par Jérôme Brisard. Le Racing Club de Lens s’appuiera sur ses valeurs cardinales : un pressing étouffant, des transitions ultra-rapides et une force collective capable d’embraser n’importe quelle rencontre. Le virage Sud du Stade de France, coloré de jaune et de rouge, jouera pleinement son rôle de douzième homme.
Du côté du Gym, qui occupera le virage Nord, la discipline et la maîtrise technique seront les maîtres-mots. Les Azuréens disposent d’un bloc capable de confisquer le ballon et de piquer au moment où l’adversaire s’y attend le moins. La bataille du milieu de terrain s’annonce d’une intensité rare ; celui qui parviendra à dicter le tempo de la rencontre prendra une option sérieuse sur le trophée.
