Tir à l’arc : les 12 bleus de la course aux Jeux de Los Angeles sont connus

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À l’issue d’une semaine d’épreuve éliminatoire particulièrement rude sur le terrain de Compiègne, l’équipe de France d’arc classique a posé les premières pierres de son aventure vers les Jeux olympiques de Los Angeles. Six archers et six archères intègrent officiellement le groupe France pour la saison à venir. Un collectif resserré qui porte sur ses épaules une lourde responsabilité : sécuriser les précieux quotas olympiques pour la France lors des grands rendez-vous internationaux.

Une sélection à l’usure sur les pas tir de Compiègne

Le processus de sélection n’a laissé aucun espace au hasard. Sur les 19 hommes et 10 femmes engagés au départ, la compétition s’est révélée impitoyable. Après deux journées intenses, seuls les huit meilleurs représentants de chaque catégorie ont décroché leur billet pour la phase finale du vendredi après-midi.

Sur le pas de tir, l’expérience des habitués des podiums internationaux a côtoyé la hargne de la nouvelle garde. Au terme de ces journées d’affrontements directs et de tirs de précision, les résultats ont entériné un savant mélange de cadres expérimentés et de jeunes talents prêts à passer un cap au plus haut niveau.

Cap sur l’Insep et la méthode Oh Seon Tek

Pour ces douze athlètes, le répit sera de courte durée. Dès la semaine prochaine, le groupe s’installera au cœur du bois de Vincennes, au sein des installations de l’Insep. C’est là que débutera un cycle d’entraînement intensif sous la houlette de l’encadrement national. Le head coach sud-coréen Oh Seon Tek, épaulé par les entraîneurs nationaux Jean-Manuel Tizzoni et Romain Girouille, entend imposer un rythme très soutenu pour élever le niveau de performance globale du tir à l’arc français.

Cette rigueur, Lisa Barbelin l’a déjà expérimentée lors de la semaine de sélection. Essorée par l’effort, la cheffe de file de l’arc classique féminin a concédé sortir « très très fatiguée par cette intensité », tout en soulignant sa satisfaction face à sa montée en puissance progressive tout au long des épreuves.

Du côté des hommes, la satisfaction se teinte d’ambition. Le jeune Maël Lamouret mesure la portée de cette qualification : « Cette sélection, c’est une clé pour le futur, pour les Jeux olympiques. » Conscients de l’exigence de la catégorie senior, les nouveaux venus savent qu’ils devront rapidement s’adapter au niveau requis pour intégrer le trio d’alignement lors des grandes étapes de la Coupe du monde.

Deux événements majeurs pour décrocher le billet olympique

L’objectif du staff tricolore est clairement identifié : aller chercher les quotas olympiques le plus tôt possible dans la saison pour aborder la préparation finale sereinement. La feuille de route s’articule autour de deux échéances décisives.

La première, ce sont les Jeux européens à Istanbul (Turquie) à la fin du mois de juin. Une première opportunité majeure d’obtenir des places qualificatives individuelles et par équipes face aux meilleures nations du continent. Puis, place aux championnats du monde à Medellin (Colombie) en octobre, où l’élite mondiale se disputera les précieux tickets pour le rendez-vous californien.

Le collectif masculin retenu

Le collectif féminin retenu

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