Sport : pourquoi les mairies sont devenues incontournables

Crédit : CROS Ile-de-France

Comment faire en sorte que le sport profite au plus grand nombre, et pas seulement à ceux qui le pratiquent déjà ? C’est l’une des questions qui a traversé la 10e édition de ThinkSport, organisée le 22 octobre par News Tank Football et News Tank Sport. Les échanges ont porté sur l’inclusion, la place des femmes, mais aussi le rôle des élus pour développer la pratique. Des sujets qui concernent directement les clubs et les collectivités d’Île-de-France.

Le sport se joue aussi dans les mairies

Pour permettre à davantage d’habitants de pratiquer, les clubs ne peuvent pas tout faire seuls. Les collectivités ont leur rôle à jouer, que ce soit pour les équipements, le soutien aux associations ou l’accès au sport. C’est notamment ce qu’ont rappelé les échanges avec le député Benjamin Dirx et Stéphane G., représentant de l’Association nationale des élus en charge du sport (ANDES).

Présidente du CNOSF, Amélie Oudéa-Castéra a défendu une idée portée avec l’ANDES, celle de « faire du sport une grande cause municipale ». Une tribune doit être publiée à la mi-novembre, autour de trois priorités : améliorer la santé grâce à la pratique, faire du sport un atout pour la France et veiller à ce qu’il reste exemplaire et responsable.

En Île-de-France, le CROS travaille lui aussi sur ces questions. L’accès à la pratique, le bénévolat et l’accompagnement des clubs font partie des sujets suivis par l’organisation régionale. Derrière ces mots, il y a des enjeux très concrets pour les associations qui cherchent à accueillir de nouveaux pratiquants et à faire vivre leurs activités.

Donner à chacun sa place dans le sport

L’inclusion ne concerne pas uniquement l’accès aux terrains ou aux salles. Elle passe aussi par la place laissée aux femmes dans les instances sportives et par la possibilité pour elles de faire entendre leur voix. À l’ouverture de ThinkSport, Dominique Courdier, cofondateur de News Tank Football et News Tank Sport, a rendu hommage à Béatrice Barbusse, sociologue et dirigeante sportive, ainsi qu’à Laura Georges, ancienne joueuse et secrétaire générale de la Fédération française de football.

Leurs parcours rappellent que le sport a évolué, même si l’égalité reste un chantier ouvert. L’engagement a également été abordé à travers les témoignages du député Belkhir Belhaddad et de Charlotte Feraille, déléguée générale de la Fondation du Sport Français, revenue sur son expérience des tatamis.

Encore faut-il pouvoir mesurer les effets de ces actions. Christophe Lepetit, spécialiste de l’économie du sport, a participé aux discussions sur la manière d’évaluer ce que la pratique apporte à la société. Un point important pour mieux comprendre son impact et défendrégae les moyens qui lui sont consacrés.

En clôture, Pierre-Antoine Molina, délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques, a évoqué la suite de l’héritage des Jeux, jusqu’aux Alpes 2030. Mais le défi se joue aussi loin des grandes compétitions, dans les clubs et les communes où le sport prend sa place au quotidien.

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