Ski de vitesse : Simon Billy reste le roi de Vars

Crédits photos : Thibault Blais et Robin Courrent

Du côté de Vars (Hautes-Alpes), Simon Billy est entré encore un peu plus dans l’histoire de sa discipline en décrochant un 5ème titre de champion du monde consécutif en ski de vitesse.

C’est une performance qui donne le vertige, autant par la vitesse affichée sur le compteur que par la régularité d’un champion hors norme. À Vars, sur ses terres de la Forêt Blanche, Simon Billy vient d’écrire une nouvelle page de la légende du ski de vitesse. En s’adjugeant un cinquième titre de champion du monde consécutif, le Français confirme qu’il n’est pas seulement l’homme le plus rapide de l’histoire, mais aussi le patron incontesté de la discipline.

Chabrières, le sanctuaire de la vitesse

La piste de Chabrières n’est pas un tracé comme les autres. Avec une pente dépassant les 98 % sur ses premiers mètres, elle est le seul endroit au monde capable de propulser un être humain à des vitesses dépassant les 250 km/h à la seule force de la gravité.

Pour cette édition 2026 des Speed Masters, les éléments se sont alignés pour offrir un spectacle rare. Le vendredi 20 mars, les athlètes ont pu s’élancer du sommet mythique de la piste. Ce privilège, accordé seulement trois fois au cours de la dernière décennie, nécessite des conditions parfaites : une neige rapide, un vent quasi nul et un travail d’orfèvre des lisseurs. Si le run final de samedi a dû être annulé à cause d’une météo capricieuse, ce sont les performances stratosphériques de la veille qui ont scellé le destin de la compétition.

Simon Billy, une domination méthodique

Dès le début de la semaine, Simon Billy a évolué dans une autre dimension. L’enfant de Vars, qui détient le record du monde absolu (255,50 km/h établi en 2023), n’a laissé aucune chance à ses adversaires. Sa montée en puissance a été un modèle de gestion.

Cette année, Billy a mis l’accent sur une approche technique affinée, travaillant particulièrement son aérodynamisme sur la partie basse de la piste. Le résultat est sans appel : il relègue son rival historique, l’Italien Simone Origone, à plus de 4 km/h. Dans une discipline où la victoire se joue souvent à quelques millièmes, un tel écart témoigne d’une supériorité technique et mentale absolue.

Vars, capitale mondiale de l’adrénaline

Malgré l’absence d’un nouveau record du monde cette année — la chaleur ayant manqué pour transformer la neige et la rendre plus « glissante » — cette édition reste historique. Elle consacre deux athlètes qui, par leur rigueur et leur courage, repoussent sans cesse les limites du possible. Simon Billy, en empochant cette cinquième couronne mondiale, s’installe durablement au Panthéon du sport français, faisant de la vitesse une forme d’art autant qu’une prouesse physique.

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