Rugby à 7 : l’avenir appartient (déjà) à la France

Crédit photo : Fédération Française de Rugby

Le rugby à 7 français se porte à merveille, et la relève est déjà prête à prendre le relais. Lors du dernier Championnat d’Europe des moins de 18 ans (U18), les sélections nationales masculines et féminines ont réalisé une véritable démonstration de force. Impressionnants de maîtrise technique, de discipline tactique et d’engagement physique, les Bleuets et les Bleuettes sont montés sur la plus haute marche du podium. Un double sacre continental qui confirme la qualité exceptionnelle de la filière de formation française et installe durablement le pays au sommet du sept européen.

Une démonstration de force collective chez les garçons

Pour l’équipe de France masculine des moins de 18 ans, ce tournoi européen a rapidement pris des airs de démonstration. Avec un bilan parfait de cinq victoires en autant de rencontres, les jeunes Bleus n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires. Mais au-delà des résultats bruts, c’est l’ampleur des scores et la manière qui marquent les esprits : 234 points inscrits pour seulement 19 encaissés sur l’ensemble de la compétition.

Dès les phases de poules, le ton était donné. La Turquie a fait les frais de l’efficacité tricolore (46-0), suivie par une Lituanie totalement dépassée par le rythme imposé par les Français (73-7). Même le Portugal, traditionnellement joueur à 7, n’a pu que constater les dégâts en s’inclinant lourdement (38-0). Porté par des talents prometteurs issus des grands clubs et des pôles espoirs nationaux – à l’image de Bakkis Bex (Bordeaux-Bègles), Noah Champet (Provence Rugby) ou Roman Delample (Stade Toulousain) –, le collectif a affiché une cohésion rare pour cette catégorie d’âge. Cette domination territoriale et défensive s’est confirmée lors des phases finales pour s’offrir une médaille d’or amplement méritée.

Les Bleuettes impériales et hermétiques

Les filles de l’équipe de France féminine U18 n’ont pas été en reste. Engagées dans un marathon de deux jours intenses en République tchèque, à Říčany, les Bleuettes ont elles aussi rendu une copie presque parfaite. Cinq matches, cinq victoires, et une statistique défensive qui frôle la perfection : 197 points marqués pour seulement 7 petits points concédés. Une seule équipe est parvenue à franchir la ligne d’en-but française durant tout le week-end.

Le parcours des joueuses encadrées par Christophe Reigt et Frédéric Pomarel a été un modèle du genre. En poule, la Turquie (52-0), la Pologne (36-0) et le pays hôte tchèque (45-0) ont tour à tour buté sur un rideau défensif bleu imperméable. Des joueuses comme Alexia Cazalbou, Mado Bidard Datchary (Stade Toulousain), Maelys De Champs De Saint Leger ou Alizée Durand (Massy) ont fait étalage de leur pointe de vitesse et de leur intelligence situationnelle. En finale, la rigueur et l’ambition collective des Françaises ont fait la différence, leur permettant de soulever le trophée sous les applaudissements des observateurs du rugby à 7.

La formation à la française : une filière d’excellence

Ce double titre européen ne doit rien au hasard. Il s’inscrit dans la continuité de la politique de formation de la Fédération Française de Rugby (FFR) et de son réseau de clubs. La filière d’accession au haut niveau prouve chaque année son efficacité en préparant les athlètes dès le plus jeune âge aux exigences du circuit international de rugby à 7 (Sevens).

Alors que les équipes seniors brillent régulièrement sur le circuit mondial, constater que les équipes de moins de 18 ans affichent une telle avance technique et physique sur leurs voisins européens s’avère extrêmement rassurant pour l’avenir. Ces jeunes joueurs et joueuses possèdent déjà la culture de la gagne et les attitudes professionnelles nécessaires pour basculer, d’ici quelques années, vers les équipes de France supérieures. Le réservoir de talents est plein, et le rugby à 7 tricolore a de beaux jours devant lui.

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