Du 17 au 23 août, les yeux de la lutte mondiale seront rivés sur Bratislava. La capitale slovaque accueille en effet l’événement phare de la saison pour la relève internationale : les championnats du Monde U20 de lutte.
Pour la délégation française, ce rendez-vous représente bien plus qu’une simple compétition internationale. C’est une étape cruciale dans le développement des jeunes athlètes, une opportunité rêvée de se mesurer à l’élite mondiale et d’affirmer leurs ambitions au plus haut niveau.
Pour porter haut les couleurs de la France, la Fédération a sélectionné 9 jeunes talents d’exception, répartis entre la lutte gréco-romaine et la lutte libre. Encadrés par des figures expérimentées de la discipline, les Bleus ont à cœur de faire retentir La Marseillaise.
Lutte Gréco-Romaine : Une équipe solide portée par un encadrement d’exception
En lutte gréco-romaine, quatre athlètes d’avenir composeront l’effectif tricolore sous la houlette de l’entraîneur Steeve Guénot, champion olympique à Pékin en 2008. Un modèle de réussite et d’exigence pour les jeunes combattants.
- 55 kg – Nolan Pissocher (Lutte Club Chamalière – ARA) : vif et technique, le représentant auvergnat aura à cœur de poser son rythme dès les premiers tours de tableau.
- 60 kg – Magomed Varaev (Club des Lutteurs Rémois – GES) : issu d’un club réputé pour sa rigueur, Varaev aborde la compétition avec une détermination sans faille dans une catégorie toujours très relevée.
- 72 kg – Bilel Gharbi (Sparna Lutte – GES) : engagé chez les poids moyens, le sparnacien possède un profil explosif capable de surprendre les plus grands favoris.
- 130 kg – Yonis Laadili (Club Lutte de Coulommiers – IDF) : dans la catégorie reine des poids lourds, le Francilien représentera le roc de cette équipe gréco-romaine.
Lutte Libre : Cinq cartouches tricolores pour viser les sommets
La sélection en lutte libre aligne cinq représentants particulièrement affûtés, entraînés par Saifedine Alekma, vice-champion d’Europe.
- 57 kg – Gaspard Cheynoux (Lutte Club Chamalière – ARA) : deuxième sélectionné du club de Chamalières, Cheynoux défendra les chances françaises dans la catégorie la plus rapide de la compétition.
- 65 kg – Khizir Dasiyev (Olympique Lutte Maizières-lès-Metz – GES) : doté d’un style de lutte dynamique et engagé, il a toutes les cartes en main pour rivaliser avec les meilleurs techniciens mondiaux.
- 70 kg – Bayssangour Bitmurzaev (Lutte Club de Nice – PACA) : athlète au potentiel impressionnant, le Niçois arrive en Slovaquie avec de solides garanties d’agressivité positive et de maîtrise technique.
- 74 kg – Abdoullah Nakaev (Stade Sottevillais Cheminot Lutte – NOR) : valeur sûre de la lutte normande, Nakaev concourt dans une catégorie reine très disputée où son endurance fera la différence.
- 97 kg – Ashab Dadaev (Olympia Lutte Schiltigheim – GES) : puissant et stratège, l’Alsacien ferme la marche chez les lourds avec la ferme intention de marquer les esprits.
Un projet collectif guidé vers la performance
Sous la direction de Paul Patte, chef de délégation pour cette échéance slovaque, l’équipe de France aborde ces Mondiaux U20 avec de vraies certitudes mais aussi l’humilité nécessaire.
Face aux nations phares de la discipline (Caucase, Asie centrale, États-Unis), la mission ne sera pas simple. Toutefois, la densité technique et la cohésion de cette génération U20 permettent d’espérer un voire plusieurs podiums au cœur de la capitale slovaque.
