Du vin à la pétanque, le virage de Tanguy Penin

Du vin à la pétanque, le virage de Tanguy Penin

SPORTMAG

D’abord simple passion pour Tanguy Penin, la pétanque prend une autre dimension en 2020 avec la création de ses premières vidéos. Le déclic professionnel intervient lorsqu’il se voit proposer d’animer des événements autour de la discipline.

Quand avez-vous eu le déclic que la pétanque pouvait devenir un métier, et y a-t-il eu une rencontre déterminante dans ce parcours ?
J’ai commencé à faire des vidéos en 2020, d’abord pour le plaisir, sans plan précis. Le déclic est venu vers 2021, lorsque mon ancien employeur m’a proposé d’organiser des événements de pétanque (séminaires, team building). C’est là que j’ai réalisé qu’on pouvait en vivre et en faire une activité professionnelle, alors qu’à la base j’étais vendeur de vin. Ma rencontre avec Jean-Luc Rosticci, président du club d’Enghien-Deuil-Montmorency (Val-d’Oise), a été déterminante. C’est lui qui m’a fait faire mes premiers concours en dehors de l’Aveyron, avant que je sois connu. Il m’a également beaucoup apporté durant ces différentes années. Je suis aujourd’hui le parrain de son école de pétanque (à Enghien-Deuil-Montmorency (Val-d’Oise)) depuis trois ans et je me rends une fois par an dans son club pour y organiser des animations.

Étiez‑vous préparé à devenir “influenceur” ou promoteur de la pétanque ?
Non, ce n’était pas prévu. Je ne me considère pas comme un champion mais plutôt comme un promoteur : mon objectif n’est pas de rivaliser avec les meilleurs, mais de rendre la pétanque accessible, fun et attractive pour un large public.

Comment avez‑vous trouvé votre style entre démonstration technique, performance et mise en scène sur les réseaux ?
Par hasard, au départ. Je tournais des vidéos dans mon jardin et ma force a été la créativité : toujours des idées de formats et de lieux. J’ai produit beaucoup de contenus sur la durée : environ 1 600 vidéos en six ans et une centaine d’entre elles ont dépassé le million de vues. Plutôt que faire un ou deux posts, j’ai exploité le créneau de façon régulière, ce qui m’a permis de fidéliser une audience.

Quel rôle a joué votre signature à Monaco et les voyages dans l’évolution de votre contenu ?
Signer à Monaco en 2021 m’a offert la liberté d’alterner compétitions, voyages et défis. Aller filmer la pétanque au Pérou, en Tunisie, en Thaïlande a diversifié mes sujets : le public me suivait non seulement pour des défis mais aussi pour découvrir la pétanque ailleurs. Aujourd’hui, je suis licencié à Bucarest en Roumanie et je suis chargé de la détection des joueurs roumains à travers le monde.

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