Ce samedi 25 avril 2026, Aubervilliers devient le théâtre d’un rendez-vous à part. À L’Embarcadère, le lancement de CENTURION ne se limite pas à une simple soirée de combats. Pensé comme un véritable tremplin, ce tournoi inédit ambitionne de mettre en lumière celles et ceux qui construiront le MMA français de demain.
Dans un paysage où les opportunités restent encore limitées pour les combattants amateurs, CENTURION, présenté par ATCH Events et 100% Fight, arrive avec une proposition claire : offrir un cadre structuré, lisible et exigeant. Derrière ce projet, une idée simple mais ambitieuse : transformer une soirée de combat en point de départ de carrière. Le concept repose sur un tournoi réunissant 100 combattants dans une seule catégorie de poids (66-70 kg), répartis sur huit galas qui se suivent. Un format progressif, pensé sur plusieurs années, qui impose une contrainte forte : performer à répétition, parfois plusieurs fois dans la même soirée.
Une exigence qui change la donne. Ici, il ne s’agit pas seulement de gagner un combat, mais d’enchaîner, de s’adapter, de tenir sur la durée. Une logique plus proche des exigences du haut niveau, conçue pour accélérer la transition vers le monde professionnel. Dans un MMA français en pleine expansion, ce type d’initiative vient combler un manque. Donner du rythme, de la visibilité, mais aussi du sens à la progression des combattants. À Aubervilliers, le projet prend racine dans un territoire déjà marqué par une forte culture des sports de combat.
Trois profils à suivre dès la première soirée
À quelques jours du lancement, certains noms émergent déjà. Trois profils, trois trajectoires, trois manières d’aborder la cage. Hamza Diallo, d’abord. Un combattant construit, expérimenté, dont le parcours mêle judo et boxe anglaise. Son bilan parle pour lui, mais c’est surtout son attitude qui retient l’attention. « Je ne redoute personne. C’est les gens qui doivent me redouter. » Une déclaration qui pose le cadre et qui traduit une forme de maturité.
Face à lui, Anthony Souaid, surnommé « The Cobra », incarne un autre registre. Plus offensif, plus visible, il joue aussi avec l’image. Son approche est directe : « Je ne viens pas pour participer. Je viens pour imposer mon style. » Un profil qui intrigue autant qu’il attire. Enfin, Abdelkader Benaoula arrive avec un statut différent. Champion de France G-Fight 2025, il n’entre pas dans le tournoi comme les autres. Dans ce type de format, être identifié change immédiatement la perception. « Les ceintures ne protègent pas, elles attirent le combat. » Une phrase qui résume l’enjeu : être celui que tout le monde veut faire tomber. Trois profils distincts, mais un point commun : chacun incarne une facette de cette nouvelle génération en construction.
Plus qu’un tournoi, un révélateur de talents
Au-delà de l’affiche, CENTURION s’inscrit dans une logique plus large. L’événement ne cherche pas uniquement à organiser des combats, mais à raconter des parcours. Derrière chaque combattant, il y a une histoire, une progression, une ambition. Le public ne vient pas seulement assister à une opposition sportive. Il découvre des profils en devenir, encore en phase de construction, mais déjà porteurs d’un potentiel identifiable. C’est cette lecture qui donne au tournoi une dimension particulière.
Dans un environnement où le MMA gagne en visibilité, mais où les circuits de développement restent encore fragmentés, CENTURION propose une alternative structurée. Un espace où les combattants peuvent se tester, s’exposer et prendre date. Le rendez-vous d’Aubervilliers marque ainsi le début d’un cycle. Une première étape pour certains, un tournant pour d’autres. Dans la cage, tout reste à écrire. Mais une chose est déjà certaine : ce samedi, certains noms commenceront à circuler autrement. Et dans quelques mois, peut-être, ils ne seront plus seulement des promesses.
