Engagée dans un nouveau cycle, l’équipe de France masculine de water-polo a traversé la phase de groupes des Championnats d’Europe à Belgrade avec caractère. Entre revers logiques face aux cadors du continent et réaction attendue contre Malte, les Bleus ont assuré l’essentiel : poursuivre leur route dans une compétition relevée, première étape officielle sous la direction de leur nouveau sélectionneur.
Du 10 au 25 janvier, Belgrade est devenue le centre névralgique du water-polo européen. Dans l’écrin de l’Arena serbe, les meilleures nations du continent se disputent un titre continental à forte valeur symbolique, à l’aube d’un nouveau cycle international. Pour la France, ces Championnats d’Europe marquent surtout un tournant. À la tête de la sélection tricolore, Vjekoslav Kobescak dirige pour la première fois un groupe mêlant cadres aguerris et jeunes joueurs en quête de repères.
Le tirage n’a rien offert aux Bleus. Placés dans une poule relevée avec la Hongrie, le Monténégro et Malte, les Français savaient que chaque match pèserait lourd. L’entrée en lice, face à la Hongrie, a confirmé la difficulté de l’exercice. Malgré des intentions visibles et des phases de jeu construites, la France s’est heurtée à l’efficacité hongroise, concédant une défaite nette (15-7). Un premier test révélateur, mais aussi une base de travail dans ce format de compétition inédit, articulé autour de groupes élargis et de phases successives.
La réaction attendue et la qualification acquise
Face à Malte, les Tricolores n’avaient plus le choix. La réponse a été immédiate. Dès les premières minutes, la France a imposé son rythme, trouvant des solutions offensives et resserrant son organisation défensive. En creusant l’écart avant la pause, les Bleus ont progressivement pris le contrôle d’un match qu’ils ont maîtrisé jusqu’au bout. Le succès (22-13) a validé une qualification précieuse pour le tour principal, tout en rassurant sur la capacité du groupe à rebondir après une défaite.
La dernière rencontre de la phase de groupes, face au Monténégro, a confirmé cette impression. Opposée à une nation réputée pour sa rigueur et son intensité, la France a livré une prestation solide, longtemps au contact. Menés à la pause, les Bleus n’ont jamais renoncé, signant une fin de match engagée qui les a vus échouer d’un souffle (12-13). Une défaite frustrante, mais riche d’enseignements, qui a permis à la France de terminer troisième de son groupe.
Un parcours à poursuivre face aux géants européens
Grâce à ce parcours, les Bleus ont rejoint le tour principal, où les attendent désormais des adversaires d’un tout autre calibre : la Hongrie, le Monténégro, mais aussi la Serbie, l’Espagne et les Pays-Bas. La suite de la compétition s’annonce relevée, à commencer ce vendredi par un affrontement face à la Serbie, nation dominante et portée par un public acquis à sa cause. Dans ce contexte, la France avance sans complexe, consciente de l’écart qui subsiste avec les références continentales, mais déterminée à capitaliser sur chaque rencontre. Plus qu’un simple objectif de classement, ces Championnats d’Europe servent de laboratoire grandeur nature pour un groupe en reconstruction.
