Voldy Toutin : « Prouver qu’on ne va pas rigoler »

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Le 1er août prochain, au cœur du Casino Barrière de Deauville, Voldy Toutin va défier Gerardo Mellado dans le cadre du gala PALATINA 8. Après plus d’un an d’absence, le boxeur français de 23 ne s’en cache pas : il faim de combat et de victoire.

Comment avez-vous géré cette absence d’un an loin des rings ?

Je l’ai parfaitement bien gérée. D’une part, je suis très bien entouré : j’ai ma famille qui me soutient énormément et j’ai aussi mes coachs, que ce soit pour la préparation physique ou la technique de boxe. Ils sont tous autour de moi. On est restés vraiment concentrés sur la prochaine date.

Après, c’est vrai que ce n’est pas facile pour un boxeur de rester aussi longtemps sans boxer. C’est vraiment difficile parce qu’un boxeur est fait pour boxer, pas pour attendre. Mais on s’en est bien sortis, comme toujours, grâce à une bonne équipe et un bon entourage. On a continué la préparation, on a continué à s’entraîner et, pour ce premier round, je pense que ce sera un combat mémorable.

Justement, le fait de ne pas avoir boxé depuis si longtemps, est-ce que cela génère beaucoup d’excitation à l’approche de ce rendez-vous ?

Ah oui, énormément ! Ça a même été très difficile de gérer l’excitation autour de ça. Vous savez, je suis quelqu’un qui adore boxer, je suis un boxeur, et s’entraîner pendant un an sans monter sur le ring, c’est assez compliqué. Alors, quand on a une date qui est sûre cette fois-ci, il y a forcément beaucoup d’engouement et d’excitation.

Pourquoi avoir choisi cette date et ce gala Palatina pour votre retour ?

En fait, ça s’est fait parce que je connaissais déjà Franck (Nicotra) depuis un petit moment par le biais d’amis en commun. On se connaissait, on avait déjà eu l’occasion de discuter plusieurs fois ensemble. Il m’a proposé de boxer à Palatinat au mois d’août. Comme c’est une date qui me plaît beaucoup et que j’aime bien la ville de Deauville, je me suis dit : « Pourquoi pas ? ». J’étais déjà allé voir quelques organisations à Palatinat auparavant et l’organisation était pas mal, ça m’avait plu. Je me suis dit qu’il fallait tenter.

Vous allez affronter Gerardo Melado. Est-ce que vous le connaissez, l’avez-vous vu combattre ou l’avez-vous observé en vidéo pour votre préparation ?

Pas du tout, je ne le connaissais pas du tout. Avant qu’on me l’annonce, je ne savais pas qui c’était et je n’avais jamais entendu parler de lui. Mais depuis qu’on a annoncé que j’allais le boxer, je travaille sur lui avec mon coach et on a mis une bonne stratégie en place.

Selon vous, sur quoi va se jouer ce combat ?

Pour moi, ce combat va se jouer sur le côté technique. C’est ce que je vais rechercher. Tout le monde s’attend à ce que je mette encore un KO — je sais comment c’est, les KO sont ce qui marque et excite le plus les gens, c’est éblouissant. Mais sur ce combat, je ne vais pas chercher le KO. Certes, s’il vient, j’en serai tout à fait content, mais je préfère faire une bonne impression technique, être au-dessus de lui et appliquer ce que j’ai travaillé avec mon coach. Si le KO doit venir ensuite, il viendra.

Ce KO justement, quand vous voyez l’opportunité, en combien de temps cela se décide-t-il ? Cela se joue-t-il en quelques secondes ?

À vrai dire, ça se fait plutôt instinctivement. On ne peut pas prédire un KO ni déterminer si tel ou tel adversaire va tomber sur tel ou tel coup. Il n’y a pas de coup précis ni de laps de temps défini. C’est vraiment à l’instinct. Il faut avoir un peu de chance, frapper avec le bon timing, et surtout avoir une très bonne préparation. Quand on se prépare vraiment bien et qu’on fait les choses techniquement, avec un peu de punch, ça vient tout seul.

Il faut aussi tenir le rythme des différents rounds, surtout après une longue absence. Est-ce que cela a fait partie de votre préparation ?

Oui, ça a fait une grande partie de la préparation, surtout sur le plan de la résistance. C’est un adversaire qui est beaucoup dans le rentre-dedans et qui travaille énormément au corps-à-corps. Il a donc fallu que je bosse beaucoup la résistance musculaire et l’endurance de force. Frapper fort, c’est bien, mais frapper fort tout le temps, c’est mieux ! Ça a été une préparation physique assez compliquée, je reviens un peu de loin après un an sans boxer, mais les choses ont été faites. Ce sera franchement un beau combat.

Est-ce que cette absence d’un an vous donne encore plus faim de victoires et de rings ?

Forcément. On voit d’autres boxeurs nous passer devant au classement alors qu’ils ne sont pas forcément plus forts que nous. On voit aussi des opportunités qui nous passent sous le nez alors qu’elles étaient à notre niveau. Donc oui, j’ai une grande envie de monter sur le ring, de montrer que je suis là et de prouver qu’on ne va pas rigoler.

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