Thomas Tachdjian : « L’Île-de-France, une région qui soutient énormément le sport »

Thomas Tachdjian : « L’Île-de-France, une région qui soutient énormément le sport »

SPORTMAG

Lors de la cérémonie des Victoires du Sport 2025 de la Région Île-de-France, Thomas Tachdjian a remporté le prix du parasportif espoir de l’année.

Le sabre comme prolongement de soi

Né avec une malformation à la jambe droite, Thomas Tachdjian a fait de son fauteuil un piédestal plutôt qu’une contrainte. Contrairement à l’escrime valide où le jeu de jambes permet de rompre ou de presser, l’escrime fauteuil est une discipline de proximité brutale. Ici, l’esquive est limitée au buste. Il n’y a nulle part où se cacher.

Pour Thomas, le choix du sabre — l’arme de l’impact et de la rapidité par excellence — n’est pas anodin. C’est une arme qui demande une réactivité nerveuse hors du commun. Chaque assaut est une décharge d’adrénaline où la décision doit être prise en une fraction de seconde.

Une ascension sculptée par l’exigence

Le parcours de Thomas Tachdjian est celui d’un travailleur de l’ombre qui a su saisir la lumière au bon moment. Membre de l’équipe de France, il a gravi les échelons des circuits nationaux et internationaux à force de répétition. Son palmarès, notamment marqué par des médailles en Coupe du Monde et des titres européens, témoigne d’une régularité métronomique.

Cette philosophie l’a mené jusqu’aux sommets du classement mondial. Son style se caractérise par une analyse très fine de l’adversaire : il ne se contente pas de frapper, il provoque l’erreur. C’est cette intelligence de jeu, alliée à une préparation physique millimétrée, qui fait de lui un redoutable client sur la scène internationale.

Les défis à venir

Alors que les grandes compétitions internationales se profilent, l’objectif est clair : l’or. Mais pour un athlète de sa trempe, le chemin compte autant que la destination. Chaque séance d’entraînement, chaque analyse vidéo et chaque réglage de son fauteuil sont des étapes vers une perfection qu’il sait inatteignable, mais qu’il poursuit avec une détermination constante. Avec, forcément, Los Angeles 2028 dans un coin de la tête.

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