Le 20 mai, le Stade Français Paris a déployé l’opération « Métropole Rose » dans 17 clubs partenaires en Île-de-France et au-delà. Joueurs professionnels et Pink Rockets sont allés à la rencontre des jeunes licenciés pour encadrer des entraînements et transmettre les valeurs du rugby. Parrainée par la Métropole du Grand Paris, l’initiative vise à renforcer les liens avec les écoles du territoire. Thomas Lombard, directeur général du club, en détaille les enjeux pour SPORTMAG.
Le Stade Français a lancé l’opération « Métropole Rose » dans 17 clubs partenaires. Pourquoi ce type d’initiative est-il devenu stratégique pour un club professionnel ?
Un club comme le Stade Français doit rayonner, d’abord sur son territoire naturel, Paris, puis à l’échelle de l’Île-de-France, et au-delà si possible. Aujourd’hui, les clubs sont devenus de véritables marques, avec des enjeux d’attractivité et d’identification pour le public. Mais il y a aussi une forme de responsabilité vis-à-vis du monde amateur, qui constitue la base du sport professionnel. Ces initiatives s’inscrivent dans cette logique : aller à la rencontre des clubs, partager des ressources, créer du lien et accompagner leur développement, notamment sur la formation.
Comment le club accompagne-t-il les jeunes dans leur parcours, au-delà du rugby ?
Nous avons un deuxième axe fondamental, au même niveau que la performance sportive : la réussite scolaire et universitaire. Chaque jeune, garçon ou fille, doit construire un double projet. Le club s’engage à les accompagner concrètement, avec du soutien scolaire, des infrastructures adaptées, mais aussi un appui financier via notre fonds de dotation, qui permet de prendre en charge leurs études. L’objectif est de leur offrir un cadre structurant pour réussir à la fois sur le terrain et en dehors.
L’opération a concerné des clubs au-delà de Paris. Est-ce une volonté d’élargir votre ancrage territorial ?
Oui, clairement. Un club se construit par ses résultats, son histoire, mais aussi par sa capacité à fédérer. Or, notre public ne se limite pas à Paris : il vient de toute l’Île-de-France, et même au-delà. Il est donc essentiel d’élargir notre présence, de créer des passerelles avec des clubs parfois plus éloignés et de renforcer ces liens à l’échelle du territoire.
Les joueurs professionnels et les Pink Rockets se sont déplacés directement dans les clubs. Quel impact cela peut-il avoir sur les jeunes licenciés ?
Il est très important. Les joueurs professionnels et les joueuses de l’élite sont des figures d’identification fortes pour les jeunes. Leur présence crée de l’émotion, de l’inspiration et de l’engagement. Ce sont nos meilleurs ambassadeurs. D’autant que beaucoup d’entre eux sont issus de ces clubs formateurs. Cela permet de valoriser le travail de terrain, de renforcer les liens et de susciter des vocations chez les jeunes générations.
