À 37 ans, Teddy Riner fait de l’après-judo un gros chantier, surtout sur le plan financier. Tous les secrets de sa réussite financière, alors que que le champion olympique de Paris 2024 vise toujours un nouveau sacre olympique dans deux ans à Los Angeles.
Une politique financière installée
Riner n’oublie pas d’où il vient. « Je ne suis pas né avec une cuillère en argent dans la bouche », a-t-il confié au Parisien. Une phrase qui résume assez bien sa vision de l’argent : pas de folies, pas de dépenses sur un coup de tête, mais surtout l’objectif de faire fructifier chaque euro qui rentre. « Le moindre euro que je touche, j’essaie de le capitaliser pour avoir un meilleur avenir pour moi et pour mes enfants », résume-t-il.
Une rigueur qui a du sens quand on regarde ses revenus. Sur le tatami, son salaire annuel au PSG Judo avoisinerait les 400 000 euros, auquel s’ajoutent les primes de compétition, jusqu’à 80 000 euros pour un titre olympique, sans oublier ses contrats avec des marques comme Decathlon, Basic-Fit, Carrefour ou Under Armour.
Un vrai entrepreneur derrière le judoka
Mais Riner ne s’est pas contenté d’encaisser des chèques. Il a monté sa propre structure, Riner Judo Connexion, pour gérer ses contrats publicitaires, et une autre, Riner Judo Production, pour exploiter son image et ses contenus. Avec Tony Parker, il avait également lancé en 2020 T&T Global Management, une société d’accompagnement patrimonial pour sportifs de haut niveau, aujourd’hui mise en liquidation. Il s’est aussi associé à MediaSchool pour créer la Paris School of Sports, une école dédiée aux métiers du sport
Il a également créé Fightart, sa propre marque de vêtements et d’équipements pour les arts martiaux, et mis de l’argent dans l’immobilier, avec plusieurs biens entre Paris et la Côte d’Azur, selon différentes estimations. Difficile toutefois d’avoir des chiffres précis et vérifiés sur ce volet, les sources en patrimoine avançant surtout des fourchettes larges. L’an dernier, il a même lancé sa propre compétition, la Riner Cup, organisée en Île-de-France. Tant de projets qui démontrent encore qu’il ne se contente pas de placer son argent, il aime aussi créer.
Le tatami n’a pas dit son dernier mot
Reste que malgré ce virage business bien engagé, Riner est encore loin d’avoir raccroché le kimono. Le triple champion olympique visait justement un retour à la compétition ce mois-ci, à Lima, avant d’annoncer mercredi son forfait sur les réseaux sociaux, victime d’une blessure à l’entraînement. Il reste pour l’instant engagé sur le Grand Chelem de Lausanne fin août, avec l’espoir de retrouver les tatamis à temps pour les Mondiaux de Bakou, en octobre. Même très occupé sur le plan financier, le patron du judo français n’a visiblement pas fini son histoire avec le tapis.
