Le 7 octobre dernier, la Fédération Française de Rugby a inauguré son nouveau Centre National (CNR) à Pantin. Une infrastructure destinée à compléter celle de Marcoussis, mais aussi à développer la pratique du rugby au cœur de la Seine-Saint-Denis.
Le paysage du rugby français s’est enrichi d’un nouveau point d’ancrage stratégique au cœur de la Seine-Saint-Denis. Après un report initial dicté par les fortes chaleurs estivales, l’inauguration officielle du Centre National de Rugby (CNR) de Pantin s’est déroulée le 7 octobre dernier. Ce projet d’envergure, fruit d’une collaboration étroite entre la Fédération Française de Rugby, le Département de la Seine-Saint-Denis, la Région Île-de-France et la municipalité. « Au total, c’est un investissement de plus de 30 millions d’euros », explique Florian Grill, président de la FFR.
30 millions d’euros d’investissements
Le site propose désormais trois terrains, une tribune moderne de 600 places, un espace de musculation fonctionnel ainsi que des salles de formation adaptées aux besoins des cadres et des éducateurs sportifs. « Des installations neuves c’est extrêmement rare, qui plus est en petite couronne », souligne Bruno Carrère, président du Rugby Olympique Pantin. « Cela va permettre à tous les pratiquants du coin de se projeter dans l’avenir et à imaginer ce que sera le rugby de demain en Seine-Saint-Denis. »
L’ouverture de ce centre traduit une ambition profondément sociale et humaine. En choisissant Pantin pour abriter ce nouvel équipement, les instances dirigeantes font le pari fort de la proximité et de l’émancipation par le rugby. « On est au cœur du 93, l’un des départements les plus peuplés et les plus jeunes de France », rappelle Florian Grill. « Il est important que ce CNR soit ouvert à l’ensemble des quartiers. Il est important qu’il y ait cette ouverture dans le cadre de la fédération à mission. »
Tous les rugby représentés à Pantin
Le CNR accueille ainsi en son sein le Rugby Olympique de Pantin, qui y a célébré son 60ème anniversaire. Les synergies se tissent également avec le rugby féminin d’élite, puisque la structure sert de camp d’entraînement régulier aux Louves de Bobigny, figures de proue du championnat Élite 1. Cette cohabitation fructueuse entre sport amateur, ancrage local et pratique féminine de haut niveau est d’ores et déjà l’un des piliers de cette nouvelle installation.
« On avait imaginé que ce CNR puisse devenir le lieu d’innovation qui montre ce que le rugby peut devenir », ajoute Bruno Carrère. « Le rugby de demain, c’est le rugby pour tous, c’est le rugby de tous les territoires, c’est le rugby qui s’ouvre à tout le monde et à tous les types de pratiques. Et c’est ce qu’il est en train de devenir. »
