En disposant largement de l’Italie (40-7), le XV de France féminin a parfaitement lancé son Tournoi des VI Nations. Le point noir, c’est la blessure de Joanna Grisez, la meilleure arme offensive des Bleues…
Ce samedi 11 avril, le XV de France féminin n’a pas manqué son entrée dans le Tournoi des VI Nations. A Grenoble, au Stade des Alpes, l’après-midi a démarré par un hommage aux pionnières : les joueurs de la première Equipe de France de rugby à XV, en 1982, alors non reconnues officiellement. En avant-match, elles ont reçu une réédition de leur maillot d’époque, des mains de la ministre des Sports. Cette fois, avec l’emblème du coq sur le cœur…
Une démonstration… mais une blessure
Sur le terrain, les Bleues ont largement pris le dessus sur leurs adversaires italiennes (40-7). Pourtant, la première période, marquée par des maladresses et de l’indiscipline, s’est conclue sur un court avantage (5-0), grâce à un essai d’Anaïs Grando (21e). Après la pause, les Françaises ont accéléré et creusé l’écart avec des essais de Carla Arbez (44e) et Yllana Brosseau (55e), avat l’essai du bonus d’Assia Khalfaoui (26-0, 61e). En fin de match, Léa Murie (70e) et Pauline Barrat (75e) ont alourdi la marque (40-0), avant la réduction du score.
Le gros point de noir l’après-midi, c’est la blessure de Joanna Grisez. La centre des Bleues, meilleure arme offensive du XV de France, s’est retrouvée le genou planté dans le sol sur un mauvais plaquage. Evacuée sur civière à la 48e minute elle est touchée au ligament latéral droit et devrait être indisponible de nombreuses semaines…
« Le temps de se lancer »
Capitaine des Bleues, Manae Feleu est satisfaite au micro de France TV, mais admet qu’il faudra encore hausser le ton au fur et à mesure du Tournoi. « Je pense que sur la première période, on est restées sur les basiques. On savait qu’elles allaient nous en mettre plein la vue au niveau de l’énergie, mais on a été disciplinées et on n’a rien lâché. Pour un premier match c’est vraiment bien. On va dire que c’était le temps de se lancer ! Il y a encore du travail et de belles choses à construire. » Au passage, première réussie pour le nouveau sélectionneur François Ratier, pour son début de mandat à la tête des Bleues.
