Le tribunal administratif de Paris a confirmé la pénalité de 2,7 millions d’euros infligée au Paris Saint-Germain pour des résultats insuffisants à l’index d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Le PSG débouté par le tribunal administratif
La sanction est désormais confirmée. Le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours du Paris Saint-Germain contre la pénalité financière de 2.728.468 euros prononcée en mars 2024 par l’Inspection du travail d’Île-de-France. Cette pénalité correspond à 0,5 % des revenus d’activité versés par le club en 2022. Le PSG avait obtenu des résultats insuffisants à l’index d’égalité professionnelle pendant trois années consécutives avant 2024, notamment sur l’indicateur concernant les dix plus hautes rémunérations.
Le club avait alors contesté cette sanction devant la justice administrative, en mettant notamment en avant les spécificités économiques du football professionnel.
La prise en compte des salaires des joueurs contestée
Dans son recours, le PSG estimait notamment que les rémunérations des joueurs professionnels faussaient mécaniquement l’indicateur consacré aux dix plus hauts salaires. « L’indicateur relatif à la représentation des femmes parmi les dix plus hautes rémunérations se heurte aux caractéristiques structurelles du football masculin professionnel. Les rémunérations des joueurs occupent mécaniquement les premières places du classement, ce qui limite fortement les marges d’action du club sur cet indicateur, indépendamment des politiques RH mises en œuvre pour ses salariés », avait expliqué le club à l’AFP. Le tribunal n’a toutefois pas retenu cet argument.
Une pénalité déjà réglée par le club
Le PSG demandait également une réduction de la sanction et contestait son assiette de calcul. Là encore, le tribunal a rejeté les arguments du club, estimant notamment que les rémunérations des joueurs professionnels pouvaient bien être prises en compte dans l’assiette de la pénalité. Le montant de 2.728.468 euros correspond donc bien à la sanction définitive confirmée par le tribunal. Le jugement précise par ailleurs que le PSG avait déjà procédé au paiement de cette somme le 7 janvier 2025.
Le club assure de son côté avoir engagé un « travail de fond » sur ces problématiques et affirme être « en conformité avec ses obligations depuis 2023 ». Il indique également avoir « pris acte de la décision de justice et poursuit ses actions pour renforcer l’égalité professionnelle ». À noter que l’UES Paris Saint-Germain, qui regroupe notamment le PSG Football et le PSG Handball, a obtenu une note de 77/100 à l’index égalité professionnelle 2026.
