PSG : « Arrêtez de faire les choqués », la sortie coup de poing de la compagne de Lucas Digne après les violences du 17 octobre

Tiziri Digne - Photo by Icon Sport

Tiziri, la compagne du joueur du PSG Lucas Digne, a réagi aux violences lors de la mobilisation du 17 octobre contre la vie chère. Dans un long message publié sur Instagram, elle défend les revendications des manifestants et estime que l’indignation suscitée par les pillages ne doit pas faire oublier les causes du mouvement.

Tiziri Digne rappelle les révoltes de l’histoire française

Alors que le PSG s’imposait à Strasbourg samedi dernier (1-3), les affrontements et les dégradations dans plusieurs villes françaises ont suscité de vives réactions dans tout le pays ainsi qu’à l’international. Tiziri Digne, elle, rappelle que les grandes révoltes de l’histoire française ont elles aussi été marquées par des violences. « N’oubliez pas que le 14 juillet 1789, date que vous aimez tant célébrer en France, est marqué par des émeutes, des incendies, des destructions, des pillages et de nombreux morts… », écrit-elle sur Instagram. Elle fait également référence à Mai 68, aux grèves et aux affrontements de l’époque.

La compagne du défenseur du PSG a clairement choisi son camp, et elle a décidé de défendre les raisons de la mobilisation : « La Gen Z, mais aussi les parents, les avocats, les pompiers, les soignants. Tous ceux qui suivent le mouvement ont des raisons, et même de très bonnes raisons, de vouloir du changement ! »

Elle s’insurge ensuite des réactions liées aux commerces pillés et équipements dégradés : « Arrêtez de faire les choqués pour une vitrine de luxe pillée ou un arrêt de bus incendié alors qu’il y a des problèmes bien plus profonds qui touchent notre société. »

Les services publics au cœur de son message

« Indignez-vous du manque de moyens et de personnel dans les écoles, les collèges, les lycées et les hôpitaux », écrit-elle. Son message aborde aussi les violences policières, le racisme, les inégalités et les affaires de pédocriminalité dans le périscolaire. Elle critique par ailleurs des responsables politiques et vise les candidats à l’élection présidentielle « sous bracelet et/ou déjà condamnés par la justice ».

Enfin, elle replace cette mobilisation dans une histoire faite de contestations et de changements sociaux : « N’oubliez pas que chaque époque a ses révolutions, ses combats et ses revendications. Ce qui dérange aujourd’hui sera peut-être ce que l’on célébrera demain. »

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