Prévention des violences sexistes et sexuelles : la FFH structure son engagement

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La Fédération Française Handisport franchit une nouvelle étape dans sa politique de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Début 2026, elle a nommé un référent prévention VSS afin de consolider un programme fédéral engagé depuis 2024.

Créer un environnement sportif sûr ne relève plus uniquement d’une obligation réglementaire : pour la Fédération Française Handisport (FFH), il s’agit d’un axe structurant de son projet fédéral. Depuis deux ans, l’instance s’est organisée pour améliorer le traitement des situations liées aux violences. Désormais, elle entend renforcer la prévention en amont. La nomination de Quentin Schillé comme référent prévention VSS marque ce passage à une nouvelle phase.

Sa mission : bâtir un programme d’accompagnement destiné à l’ensemble des publics susceptibles d’être confrontés à des situations de violence (arbitres, dirigeants, sportifs, parents). Le programme 2025-2028 s’articulera autour de trois priorités : former le corps arbitral aux attitudes adaptées face aux tensions, sensibiliser les jeunes aux différentes formes de violences, notamment numériques et accompagner les dirigeants dans la gestion des signalements.

D’un cadre juridique renforcé à une politique de prévention structurée

La réflexion fédérale s’est accélérée à partir de 2024. Règlements sportifs et disciplinaires ont été révisés afin de mieux encadrer les procédures et clarifier les sanctions. Une commission de discipline composée de juristes, avocats et bénévoles formés intervient pour analyser les situations signalées. L’objectif initial était de professionnaliser le traitement des dossiers. Une fois cette base consolidée, la Fédération a choisi d’investir pleinement le champ de la prévention.

Au-delà des exigences fixées par la loi de 2022, elle souhaite inscrire durablement cette démarche dans son fonctionnement. Les violences sexistes et sexuelles recouvrent tout comportement, parole ou tentative d’acte à caractère sexuel sans consentement, mais également l’ensemble des attitudes relevant du sexisme. La difficulté réside souvent dans l’interprétation des situations, influencée par les différences générationnelles ou culturelles. C’est précisément sur ces zones grises que le futur programme entend travailler. La FFH inscrit alors cette démarche dans une vision plus large. L’enjeu est double : sécuriser la pratique et renforcer la confiance autour du handisport. En structurant son action, la Fédération souhaite démontrer la qualité de son encadrement, sur le terrain comme en dehors.

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