Pétanque : pas d’équipe de France ? Pas de problème pour Robineau et Doerr !

Pétanque : Robineau - Doerr, la revanche des « mis de côté »

Crédit photo : Pascal Lacrau / La Boule Fleurie crauroise

En s’affrontant en finale du championnat du Var de pétanque en tête-à-tête, Stéphane Robineau et Ligan Doerr ont rappelé à tous, avec une justesse technique implacable, pourquoi ils font partie de l’élite française, faisant écho, malgré eux, à leur absence remarquée du Collectif France 2026.

Ce début de saison de pétanque est décidément riche en clins d’œils. Il y a quelques semaines, Stéphane Robineau avait d’ores et déjà envoyé un message fort en remportant la grande finale Passion Pétanque Française, lui qui n’a pas été retenu en équipe de France pour la saison 2026. Dimanche dernier, « Robi » a envoyé un nouveau message fort en remportant le championnat du Var en tête-à-tête… face à Ligan Doerr, autre grand absent de la sélection française.

Le terrain comme seul juge de paix

Dans un sport où les choix des instances dirigeantes suscitent régulièrement des débats passionnés, la meilleure manière de contester une mise à l’écart reste, pour un compétiteur, de dominer son sujet dès que les boules quittent la main. En s’extirpant d’un plateau varois réputé pour être l’un des plus relevés de France, les deux hommes ont prouvé qu’ils conservaient une motivation intacte et une forme physique optimale.

La pétanque, plus encore que beaucoup d’autres disciplines, ne souffre pas l’imprécision. La manière dont Robineau a orchestré cette finale, alternant avec une intelligence tactique remarquable, et la hargne positive affichée par Doerr tout au long de la compétition, démontrent qu’ils sont encore, en 2026, des joueurs sur lesquels il est difficile de faire l’impasse.

Ce sacre varois, loin d’être une simple ligne de plus sur un CV déjà bien rempli pour Stéphane Robineau, prend ici une dimension symbolique. Il rappelle que la hiérarchie établie par les sélections nationales est une chose, mais que le terrain, lui, possède une vérité immuable.

Un message, bien plus qu’une rancœur

Faut-il y voir une volonté de vengeance ? Les deux hommes, en professionnels aguerris, préfèrent sans doute parler de « continuité ». Le haut niveau demande une exigence de chaque instant. Qu’ils soient sous le maillot bleu ou sous les couleurs de leur club, le niveau de jeu reste le même : celui des champions.

Le message est clair : la pétanque française, bien que dotée d’un réservoir de talents immense, ne peut se permettre de mettre durablement à l’écart des profils d’une telle envergure. Alors que les échéances internationales approchent, la question de la composition des équipes nationales restera, à n’en pas douter, au cœur des discussions.

En attendant, le Var a ses champions, et la pétanque française, elle, a eu la chance d’assister, à La Crau, à une démonstration magistrale de ce qui se fait de mieux en tête-à-tête aujourd’hui. Une chose est sûre : Stéphane Robineau et Ligan Doerr ne sont pas près de raccrocher, et ils comptent bien continuer à dicter leur loi, championnat après championnat.

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