Au bout d’une magnifique finale face à Michel Loy, le titre de champion de France triplette mixte est pour Dylan Rocher, Diego Rizzi et Catherine Jeanroy !
Quelle émotion sur le carré d’honneur. Champions de France, Dylan Rocher, Diego Rizzi et Catherine Jeanroy ont tous des raisons différentes de craquer, de voir leurs émotions les submerger. Dylan Rocher, de part le contexte lourd autour de lui, tout en entrant un peu plus dans l’histoire de son sport après avoir décroché le seul titre de champion de France qui lui manquait, le triplette mixte.
Diego Rizzi pour son deuxième maillot bleu-blanc-rouge, à Nice, où son histoire avec le haut niveau de la pétanque à démarré. Nice, la terre de Catherine Jeanroy, la locale de l’étape, devant sa famille et ses amis. A 60 ans tout pile, elle s’offre un premier titre de championne de France, après avoir si longtemps tourné autour.
Et quelle finale ! Un duel déjà marquant dans l’histoire des championnats de France, face à l’icône Michel Loy. Accompagnés de l’homme du moment Yohan Cousin, vainqueur à la Marseillaise et aux Masters, ainsi que le jeune Clarys Dumesnil très méritante tout le week-end, Loy et la Seine-Maritime auront longtemps répondu à la force de frappe de Fréjus
Des carreaux de tous les côtés
D’entrée de jeu, Dylan Rocher donne le ton : deux tirs, deux carreaux ! Diego Rizzi le suit, au tir puis au point dans un rôle de milieu exécuté à la perfection, et Fréjus ouvre le score (3-0).
Clarys Dumesnil est dans son jeu à l’appoint, mais ça ne fait que propulser Dylan Rocher. Après s’être repris deux fois car gêné en tribunes : encore un carreau en place ! Michel Loy frappe et rapproche même le but de sa boule, et Diego Rizzi chique avant de réussir à nettoyer. Cette fois, c’est trois points pour la Seine-Maritime (3-3).
Troisième mène, Michel Loy confirme qu’il est lui aussi parfaitement dans sa finale, avec un carreau en place à son tour. A l’arrivée, Cousin est malchanceux avec un contre qui sert le jeu autour des boules de PACA (5-3).
Accélération fréjussienne
Avec son tir droit, tendu, Michel Loy est dévastateur. Pile et palet nécessaires, avec sa détermination et son aplomb caractéristiques. Mais côté Fréjus, Jeanroy et Rizzi font tout jouer à l’appoint. Cousin doit sortir le grand jeu : carreau… tout de suite rendu par Rocher ! Dans un mouchoir de poche, Cousin se rapproche encore, et Rocher voit arriver son premier manqué (5-4).
Cinquième mène, on joue très court, à peine 6 mètres. Au tir, Loy fait le job mais Cousin traverse la forêt de boules à deux reprises. Clarys Dumesnil a finalement le dernier mot. (5-5).
Quel duel au tir entre Rocher et Loy ! Carreau du premier, palet du second. Encore cadré pour Rocher. Trois boules contre cinq, Cousin s’attaque au but. Deux tentatives, sans succès, et la triplette du Var ne laisse pas passer sa chance d’accélérer au score (9-5).
Du KO dans l’air
Alors que l’on approche de l’heure de jeu dans la chaleur niçoise, il commence à faire très chaud derrière la triplette de Seine-Maritime. Dumesnil est trop courte, puis trop longue, et Loy manque au tir. Cette fois, pas de tir au but, on pointe côté Cousin… mais encore perdu. Et la rage de Michel Loy, qui sert les poings après ce but sorti, l’exploit obligatoire pour rester en vie ! (9-5).
Cathy Jeanroy fait applaudir les tribunes sur ces deux appoints parfaits, qui poussent Loy à la faute sur son deuxième tir. Encore une fois : tir au but pour les Normands. Cousin touche… mais le bouchon reste en jeu pour 10cm.Au pied du mur, Dumesnil réussit une superbe reprise. Tout de suite effacée par Rocher, mais rétabli par Cousin… et encore le carreau de Rocher à onze mètres, parfaitement en place !! C’était carreau gagné pour Rizzi sur une boule à la droite du jeu, manqué d’un souffle, et la partie continue. Quelle finale ! (11-5).
On repart dans l’autre sens, et Jeanroy est encore idéale à l’appoint. Loy manque mais décale suffisamment le but pour laisser de la place à Dumesnil, et un petit coup de magie de Jeanroy : elle heurte sa première boule, mais la ficelle la retient en jeu et l’amène à quelques centimètres du but… Toute la triplette des Bleus s’excuse, mais le mal (ou le bien) est fait. Loy manque, Cousin rate le but en le frôlant, et le 13e point est réussi de la main de Diego Rizzi.