Pétanque : en pleine polémique, la FFPJP sort du silence et exige le « respect »

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Alors que l’équipe de France féminine s’apprête à disputer les championnats d’Europe à Loutraki (Grèce), du 8 au 11 octobre 2026, les tensions se sont transformées en psychodrame. Face à la déferlante de réactions, de rancœurs et de règlements de comptes étalés sur les réseaux sociaux, le Comité Directeur de la Fédération Française de Pétanque et de Jeu Provençal (FFPJP) a tapé du poing sur la table dans une prise de parole intitulée « Le respect, une exigence collective ».

Un collectif féminin désorganisé

Pour comprendre l’ampleur du malaise, il faut revenir aux racines de la fracture. Nommé responsable du Collectif France féminin au début de l’année 2026, la légende Philippe Quintais – surnommé le « Roi » de la pétanque – a vu ses prérogatives progressivement grignotées et remises en cause en interne. Des divergences profondes sont rapidement apparues avec la direction technique et notamment Patrice Rodriguez, portant sur les critères de sélection, le fonctionnement du groupe ou encore la logistique des déplacements.

La crise s’est brusquement accélérée lors des désignations pour les échéances européennes. Confronté aux refus successifs ou au départ des figures majeures de l’équipe, à l’image de Charlotte Darodes, Cindy Peyrot ou Angélique Colombet, Philippe Quintais s’est retrouvé mis de côté de ses prérogatives de sélectionneur, Patrice Rodriguez reprenant la main sur l’aspect sportif.

Face à ce qu’il qualifie de mise à l’écart injustifiée, Philippe Quintais est sorti du silence, affirmant catégoriquement son refus de démissionner. Cette prise de parole a déclenché une vague d’émotion et de solidarité au sein de la communauté bouliste, matérialisée par le lancement d’une pétition massive de soutien à l’égard du champion.

Attaques personnelles et menaces : la fermeté de la FFPJP

C’est dans cet environnement particulièrement délétère que la FFPJP s’est enfin exprimée publiquement. Si l’instance fédérale déclare comprendre « l’attachement, la passion et les émotions » autour du maillot bleu, elle dénonce sans équivoque les dérives constatées ces derniers jours : insultes, attaques personnelles et menaces visant aussi bien des bénévoles, des athlètes, des cadres d’État que des salariés.

« Aucun désaccord, aucune incompréhension ni aucune divergence d’opinion ne peuvent justifier les insultes, les menaces ou les attaques personnelles », prévient avec fermeté le Comité Directeur. La Fédération ne compte d’ailleurs pas en rester aux simples rappels à l’ordre. Un signalement formel des faits et de leurs auteurs va être transmis au ministère des Sports, et des plaintes judiciaires seront déposées par ou pour les personnes prises pour cibles.

Tenter d’apaiser le climat avant l’échéance européenne

Alors qu’une tentative de concertation et d’apaisement durable est prônée par la direction pour désamorcer le conflit avec l’ensemble des parties prenantes, l’urgence est également sportive. À quelques jours du coup d’envoi de la compétition en Grèce, les joueuses qui défendront les couleurs tricolores se trouvent dans une position délicate.

La FFPJP appelle désormais toute la communauté de la pétanque française à faire bloc derrière les athlètes sélectionnées. L’objectif affiché est de garantir aux tricolores un cadre serein et protecteur afin de préparer leur échéance continentale dans les meilleures conditions. Reste à savoir si cet appel au calme suffira à éteindre un incendie dont l’onde de choc risque de marquer durablement le monde de la pétanque.

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