Pétanque : après la tempête, place au jeu pour les Bleues

Crédit photo : CNOSF / KMSP

Du 8 au 11 octobre 2026, l’équipe de France féminine prend part aux championnats d’Europe de pétanque à Loutraki (Grèce). Après des semaines de polémique, les Bleues doivent enfin répondre sur le terrain.

L’attente a parfois semblé interminable pour le clan tricolore, mais l’heure du dénouement a enfin sonné. Ce vendredi 9 octobre marque le coup d’envoi des épreuves de triplette aux championnats d’Europe de pétanque féminine. Une échéance capitale pour les joueuses de l’équipe de France, qui s’avancent vers les terrains avec une mission claire : reconquérir la couronne continentale.

Un climat extra-sportif délétère

Le chemin vers cette échéance internationale n’a eu rien d’un long fleuve tranquille. Ces dernières semaines, la préparation de l’équipe de France a été lourdement impactée par un climat extra-sportif pour le moins délétère. Une sélection annoncée puis modifiée, des défections de joueuses, un Philippe Quintais mis de côté et particulièrement loquace sur les réseaux sociaux : les Bleues abordent ce rendez-vous dans des conditions loin d’être idéales.

C’est dans ce contexte pesant que Nadège Baussian-Protat, Sandrine Poinsot, Nelly Peyré et Toréa Tairio abordent ce rendez-vous grec. Rappelée lors du « second tour » de sélection, Nelly Peyré est également engagée en tir de précision. L’enjeu est de taille : la France ne détient plus le moindre titre européen chez les seniors féminines.

Retrouver les sommets européens

Ces dernières années, les Bleues ont abandonné leur suprématie historique au profit de la Belgique (triplette), de l’Espagne (doublette), de la Suède (individuel) ou encore de l’Italie (mixte). Outre ces nations phares, des pays émergents comme l’Angleterre et l’Allemagne viendront disputer la victoire jusqu’à dimanche à Loutraki.

Pour espérer faire oublier la médaille de bronze décevante de 2024 et décrocher l’or en triplette, le groupe France devra faire front commun. Même constat au tir de précision, où la France n’a plus été titrée depuis le sacre de Charlotte Darodes en 2018. Lors de la dernière édition, Cindy Peyrot s’était inclinée en finale face à l’Espagnole Sara Diaz Reyes, double tenante du titre. Pour les Bleues, le moment de bascule est arrivé : celui d’un blason redoré ou d’une nouvelle descente aux enfers.

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