38 corners obtenus, aucun but. De l’autre côté, quatre buts encaissés sur 33 corners concédés. Les chiffres sont mauvais, et ils racontent une partie des difficultés de l’OM depuis le début de saison. La défaite contre l’Olympiakos (0-1), jeudi dernier, en a encore donné une illustration. La victoire à Angers (5-2) a permis de souffler, mais elle ne règle pas tout.
Contre l’Olympiakos, le même scénario
Au Vélodrome, le 15 octobre, Marseille a eu le ballon et s’est créé des occasions. Mais à la 42e minute, l’Olympiakos a trouvé la faille sur corner. Chiquinho a adressé le centre et Santiago Hezze a pris le dessus sur Nayef Aguerd pour placer sa tête. Jeffrey de Lange n’a rien pu faire. Un but, une défaite, et une nouvelle soirée frustrante pour l’OM.
Ce n’était pas la première fois que Marseille se faisait surprendre sur une phase arrêtée. Avant le déplacement à Angers, quatre buts avaient été encaissés de cette manière en huit matches. Le bilan comprend notamment le duel aérien perdu à Monaco et le penalty concédé face au Paris FC après une main de CJ Egan-Riley. Contre Besiktas, un corner avait aussi débouché sur un but de Murillo.
Les situations ne sont pas identiques, mais le problème est bien là. Marseille perd des duels, se fait surprendre dans le marquage et ne parvient pas toujours à défendre jusqu’au bout.
38 corners, et toujours pas de but
L’autre moitié du constat est tout aussi gênante. Sur ses 38 corners obtenus toutes compétitions confondues, l’OM n’a pas marqué une seule fois. Ce manque d’efficacité ne date pas d’hier. La saison dernière, Marseille n’avait inscrit que six buts sur coups de pied arrêtés en Ligue 1, selon le décompte de L’Équipe. Le staff a donc du travail des deux côtés du terrain.
Après la défaite contre l’Olympiakos, Bruno Genesio a organisé un retour vidéo avec ses joueurs. Il a aussi prévu de retravailler les phases arrêtées, offensivement comme défensivement. Son constat était sans détour : « On manque cruellement d’engagement dans les deux surfaces, aussi bien pour marquer des buts que sur les coups de pied arrêtés. »
Le problème n’est donc pas seulement tactique. Sur ce type d’action, il faut attaquer le ballon, gagner son duel et rester concentré jusqu’à ce que le danger soit écarté. Contre l’Olympiakos, Hezze a eu trop de liberté pour reprendre le centre.*
Le calendrier ne laisse pas beaucoup de temps
La victoire à Angers a remis un peu d’air dans les poumons marseillais, mais les prochains rendez-vous arrivent vite : Sturm Graz le 22 octobre, Le Havre le 25, puis Toulouse, Leverkusen et Lens début novembre.
Dans ces matches, un corner peut suffire à faire basculer le résultat. L’OM en a déjà payé le prix en Europe. Et tant que Marseille restera aussi peu dangereux sur ses propres phases arrêtées, tout en laissant autant d’espaces aux adversaires, le chantier de Genesio restera ouvert.
