Après quatre jours sous la chaleur et une finale expéditive face à Rousseau, le Mondial La Marseillaise 2026 est pour Michel Loy, Yohan Cousin et Patrick Messonnier !
Quelle paradoxe que cette finale… Sur cette 65e édition, le Mondial La Marseillaise a tenu sa réputation. Le plus grand concours du monde, où n’importe qui peut renverser les favoris, dans des allées piégeuses sous la chaleur… Dernier obstacle avant la ligne d’arrivée, cette finale 2026 a tourné court. Une partie expéditive, sans être mis en difficulté et sans réellement s’employer.
Mais l’essentiel est ailleurs pour les vainqueurs Michel Loy, Yohan Cousin et Patrick Messonnier. Ce dernier décroche sa 3e étoile au Mondial La Marseillaise, entrant dans un cercle très fermé, légendaire. Cousin et Loy entrent dans l’histoire, avec leur toute première victoire. Tout simplement l’ultime titre majeur qui manquait au triple champion du monde et supporter parisien !
Loy en mode diesel
En face des futurs vainqueurs, la triplette de Sébastien Rousseau, Sony Even, et Patrick Laur, tombeurs du tenant du titre Rakotoarisoa en demie (13-12). Un trio solide, complémentaire, avec un Rousseau revanchard après sa défaite en 2024…
Guerre au point pour commencer, remportée par la triplette Messonnier qui a engagé cette finale (1-0). Michel Loy peine à entrer dans cette partie : manqué double, sauvé par Cousin qui fait d’une pierre deux coups en tapant la boule et sortant le but !
Le but de la mène suivante reste court : 6m01 ! A cette distance, on se lance au tir, avec succès pour Even et Rousseau. Pas pour Loy, qui rate et son tir, et son appoint, avec les deux dernières boules de la mène. Ouverture du score pour Laur and co. (1-1)Encore une fois, Michel Loy a les deux dernières boules, cette fois avec la marque en sa faveur. Très encouragé, le triple champion du monde manque son premier tir mais réussit le deuxième, sous les vivas du public ! (4-1).
Dans la vif du sujet
Décidément, Loy est entrée dans sa finale. Deux nouvelles frappes, avec un Messonnier qui prend le dessus au point et un Cousin paré à colmater toutes les brèches, les joueurs aux polos blancs avancent encore. Moisson maximale possible en fin de mène quatre points de plus (8-1).
Pourtant, Rousseau réplique, et cette fois cela suffit à faire jouer davantage de boules à leurs adversaires. Malgré la petite muraille construite par Loy et les siens, Patrick Laur se faufile à la perfection et lève le poing vers le public ! Even ajoute encore un troisième point pour réduire le score, le public hausse la voix de satisfaction de voir du répondant (8-4, puis 8-5).
Conclusion express
Encore une mène courte, et des approximations de part et d’autres. Au point comme au tir, les deux équipes ne profitent pas de leurs erreurs réciproques. A ce jeu-là, c’est davantage Laur qui est perdant, et on commence à réfléchir… Even frappe le but, sans parvenir à le faire sortir. Pas verni sur ce coup… Encore un essai, et c’est encore manqué d’un souffle.
Résultat des courses : Yohan Cousin n’a plus qu’à faire carreau et c’est gagné. « Plus qu’à », loin d’être évident sur ce carré d’honneur, à Marseille, après quatre jours à galérer dans les allées, à remporter des victoires à onze ou douze, avec la fatigue et la pression… Mais Cousin fait le job, envoie Michel Loy poser les boules où il veut pour gagner, et leur palmarès devient étoilé !