Déjà médaillée de bronze en ski de bosses simple il y a trois jours, la Française Perrine Laffont termine 4e au pied du podium sur l’épreuve en parallèle. Une vraie déception pour la championne olympique 2018, qui repart tout de même avec une breloque autour du cou de Milan-Cortina.
Pas de doublé sur le podium pour Perrine Laffont, aux JO d’hiver de Milan-Cortina 2026. Il y a trois jours, la Française avait remporté une nouvelle médaille olympique en ski de bosses simple. Ce samedi 14 février, elle échoue au pied du podium sur l’épreuve en parallèle. Une discipline qui faisait en entrée au programme des Jeux Olympiques d’hiver, et qui comptait Laffont parmi ses favorites pour la médaille d’or en terres italiennes.
Un scénario cruel
En petite finale, Perrine Laffont est battue (18-17) pour le bronze par l’Américaine Elizabeth Lemley, championne olympique en simple cette semaine à Livigno. La grande désillusion vient de la demi-finale, qui a vu la médaillée d’or de Pyeongchang 2018 être disqualifiée. Après un saut raté, elle est sortie de piste et a manqué des portes. Une action interdite et sanctionnée, alors même que son adversaire Jaelin Kauf a chuté aussi !
Au micro de France TV à l’arrivée, la Tricolore n’a pas caché sa déception : » C’est un sport à jugement et c’est tellement dur. C’est dur à accepter. Surtout sur le ski où j’ai tout donné, c’est dur à comprendre. Chaque run, il faut le faire à 300 % parce que tu sais que tout le monde pousse. Toutes les filles qui sont sur le podium elles ont eu une saison complète, moi il y a deux mois on ne savait pas si je pourrais skier. Je suis là à ces Jeux, j’ai une médaille mais là c’est dur. «
» C’est dur à accepter «
Après des JO 2022 très difficiles à Beijing (Chine) et des pépins physiques cet hiver, Perrine Laffont est déjà satisfaite d’avoir réussi à décrocher sa deuxième médaille olympique en début de semaine. « Elle vaut tellement cette médaille, avait-t-elle déclaré après la cérémonie de remise de médaille. J’étais blessée il y a encore un mois et demi, et venir la chercher devant mes proches, ça vaut tout l’or du monde, huit ans après mon titre olympique. »
