Formation ultra-offensive, les Etoiles du Sud a terminé l’été 2026 des Masters de Pétanque à la 1ère place du général. L’équipe 100% africaine ira-t-elle chercher la couronne au bout de ce Final Four ?
Sept étapes à travers la France, avant un Final Four réunissant les quatre meilleures équipes. C’est la formule testée et approuvée de ces Masters de Pétanque, qui connaît son épilogue 2026 à l’Île-Rousse, ce jeudi 17 septembre. On vous présente chacune des équipes en lice pour aller chercher le titre… A commencer par les Etoiles du Sud, leader du classement général.
Le parcours : leader pour une raison
S’il y a une équipe qui a largement prouvé mériter sa place au Final Four, ce sont les Etoiles du Sud. La formation 100% africaine est la seule à avoir atteint les demi-finales à chaque étape. Une régularité payante, confirmée par des finales par-ci par-là, comme à Saint-Gilles, Nevers ou Saint-Etienne, avec surtout cette victoire d’entrée à Romans-sur-Isère.
Les forces en présence : du tir et de l’entente
Montée en dernière minute après le forfait de Madagascar, cette équipe africaine a tout misé sur le tir. Le canonnier Fara N’Diaye est clairement le « grand frère » de cette quadrette, lui qui a déjà plusieurs participations aux Masters à son actif. Le Sénégalais a fait honneur à son retour, avec une régularité impressionnante au tir.
A ses côtés, les deux Malgaches arrivés cette année à Décines : Yves Rakotoarisoa, impressionnant au milieu avec ses carreaux à gogo et ses sorties du but incessantes, ainsi que Zigle, le champion du monde de tir de précision.
Pour compléter cette équipe, un autre champion du monde : le Béninois Marcel Gbetable, milieu talentueux au profil, capable de jouer à tous les postes. Dans cette équipe, ça pétarade ! Pour reprendre l’expression chère à Marc Alexandr, la voix de la pétanque… Le plus important : une belle entente, et un état d’esprit toujours positif, même dans les (rares) moments difficiles.
Les attentes : sans pression, avec des questions
A l’Île-Rousse, les Etoiles du Sud n’ont d’autre statut à défendre que leur tête de série numéro 1. La pression sera davantage sur les tenants du titre de Bonetto ou l’équipe de Dylan Rocher, qui se font face dans l’autre demi-finale. Côté Afrique, il faudra gérer la forme de chacun.
N’Diaye est très performant cet été au tir, mais a montré des limites au point. Zigle n’a retrouvé son mojo de 2024, tandis que son compère Yves Rakotoarisoa est dans une forme olympique. Même « un peu malade » comme à Nevers, et gêné au genou : cela ne se voit pas ! La clé pourrait venir de Marcel Gbetable, joker parfait, stabilisateur au point et capable de conclure les mènes avec brio au tir.
Leur premier adversaire : face aux légendes…
En face, pour lancer cette ultime poule au sommet, les Africains retrouvent la Dream Team… soit la seule équipe avec encore moins de pression qu’eux ! Quintais – Suchaud – Lacroix : ils n’ont plus rien à prouver, si ce n’est améliorer encore leur palmarès. Suchaud est déjà le recordman de sacres aux Masters (8), Lacroix est dans une forme intersidérale (double champion de France cet été, en triplette et doublette), tandis que Quintais, même malgré ses soucis de santé, reste le Roi.
Il sera suppléé en Corse par Laurent Matraglia, très juste dans tous ses passages au fil de l’été. Situation rare aux Masters : ces deux équipes ne sont affrontées qu’une seule fois ! Une première partie de poule à Saint-Etienne (4e étape), soldée par un score sans appel. 13 à 2 en faveur des Etoiles du Sud, futurs finalistes de l’étape. Un choc difficile à prédire donc…
