Co-organisateur de la toute première édition, Bertrand Delhomme raconte comment est né le Marathon d’Avignon, pensé comme un événement fédérateur et ambitieux, entre performance, expérience coureurs et retombées pour la ville.
Comment est née l’idée de créer le Marathon d’Avignon ?
Avec Christophe, on est tous les deux originaires du département, on est tous les deux pratiquants de cours à pied et on organise des événements en local. On s’est dit qu’on a de beaux événements dans le Vaucluse sur tout type de distance, tout type de format, en trail, en course sur route, en urban trail, mais qu’il manquait cette distance marathon qui est, aujourd’hui, la distance un peu mythique en course à pied sur route et qui attire énormément. Après un petit temps de réflexion, on a essayé de trouver la ville qui collait le plus à ce type de format de course et tout naturellement, on s’est dirigé vers la ville d’Avignon, qui a un vrai rayonnement au niveau national, voire international.
Quels ont été les principaux enjeux pour construire cette première édition ?
Le premier enjeu, c’était d’avoir un soutien total de la ville d’Avignon et c’est quelque chose qui s’est fait tout naturellement avec eux. Ensuite, l’idée, c’est d’avoir un événement qui ait un rayonnement au niveau national. Aujourd’hui, on est vraiment dans une phase de construction, avec beaucoup de groupes de travail avec les différents services de la mairie d’Avignon.
Quels sont les partenaires impliqués ?
On a eu la chance d’avoir l’entreprise NGE, qui est une entreprise de travaux publics, quatrième au niveau national, qui nous a démarché pour soutenir l’événement et pour être partenaire majeur. Donc ça a été une surprise, mais en tout cas un beau gage de confiance. On a aussi récemment Koesio, qui est aussi une grosse entreprise au niveau national, implantée sur notre territoire, tout comme NGE. C’est aussi très important pour nous de pouvoir être accompagnés par des entreprises qui ont un impact et qui s’engagent en local.
À quoi ressemblera le parcours de ce premier marathon ?
Aujourd’hui on a deux formats, on a le semi-marathon et le marathon. On a la chance sur Avignon, d’avoir une boucle de 5-6 km en centre-ville et de passer sur les lieux un peu emblématiques de la ville : le Palais des Papes, la Place de l’Horloge, l’Opéra, l’Hôtel de Ville… Concernant le Pont d’Avignon, on ne passe pas dessus, mais les coureurs passeront dessous. Et puis après, on se dirige sur l’île de la Barthelasse, qui est la plus grande île fluviale d’Europe et qui offre un parcours sur route, mais qui apporte aussi un côté un peu nature, avec de beaux points de vue sur le Mont Ventoux, sur la ville d’Avignon et une arrivée au bord du Rhône.
Quelle expérience voulez-vous offrir aux coureurs ?
L’expérience, elle doit être au cœur de notre événement. Alors on ne peut jamais satisfaire à 100% tout le monde, il faut faire des compromis et on a des contraintes notamment sur le parcours. Mais en tout cas on va mettre en place des animations sur le parcours, notamment sur certaines zones qui sont un peu moins « fun ». Mais l’idée, c’est que les coureurs aient envie de parler en bien de cette première édition, c’est hyper important, puisque ce seront les premiers ambassadeurs tout simplement de notre événement. Pour nous, c’est un vrai enjeu de pouvoir bien les accueillir, dès le retrait des dossards jusqu’à la remise de la médaille en fin de parcours.
Combien de bénévoles seront mobilisés le jour J ?
On est sur plus de 400 bénévoles. On va beaucoup s’appuyer sur le tissu associatif local, que ce soit les clubs sportifs, les clubs d’athlétisme. On a deux gros clubs sur la ville qui vont être aussi partie prenante à ce niveau là. Après on veut vraiment créer des passerelles au niveau du social, du culturel et pouvoir mobiliser un peu les différentes associations de la ville autour de l’événement. Enfin, il y a l’université, où on arrive à mobiliser les étudiants. On sent qu’il y a un vrai engouement local.
Et concernant les participants…
Les dossards du semi-marathon sont partis en deux heures, ceux du marathon en trois semaines. Au niveau de nos inscrits, sur les 3 500 coureurs, on est à plus de 1 000 Vauclusiens. C’est un signal positif dans le sens où en local, on voit qu’il y a une vraie demande. À côté, on a aussi des gens qui se déplacent, avec 80 départements représentés et une vingtaine de nationalités.
Qu’attendez-vous de cette première édition ?
Que tout se passe bien, je pense que la première chose, qu’il n’y ait pas de soucis sur la sécurité des participants, des bénévoles et de tous les parties prenantes. C’est une priorité, un enjeu qui est majeur pour une première édition. Et puis que les gens aient le sourire. Je pense que si on arrive à avoir ça, on aura gagné.
Comment imaginez-vous l’avenir du Marathon d’Avignon ?
C’est un événement qui doit être fédérateur, qui doit rassembler et qui doit aussi avoir un enjeu de dynamiser le territoire et d’amener du monde en centre-ville à Avignon. Et puis après c’est aussi d’installer Avignon sur la carte des marathons. Ce ne sera pas le plus gros parce qu’évidemment, il y a d’autres événements, comme le Marathon de Paris, qui attirent énormément de monde et Avignon est une ville à taille humaine. Mais on aimerait installer le marathon d’Avignon, comme l’un des plus beaux sur le territoire, c’est une vraie ambition. On a le Festival d’Avignon qui fait rayonner la ville partout dans le monde et qui est un événement culturel magnifique. Aujourd’hui, il manque un événement sportif d’envergure sur la ville et on espère que ce sera ce marathon qui endossera un petit peu ce costume là pour attirer un nouveau public.
