Lutte : de l’argent et des promesses chez les U17

Crédit photo : Fédération Française de Lutte

Au terme des championnats d’Europe U17 de lutte disputés en Bulgarie, l’équipe de France a décroché un titre de vice-champion d’Europe.

Gréco-romaine et lutte féminine : une entrée en matière difficile

L’aventure européenne avait débuté par le style exigeant de la lutte gréco-romaine. Unique représentant français engagé dans cette discipline, Amjad Lambre a ouvert le bal. Malgré une préparation rigoureuse, son parcours s’est arrêté prématurément dès les huitièmes de finale, stoppé par un adversaire serbe plus réaliste. Une défaite frustrante, mais qui pose les jalons du travail qu’il reste à accomplir au niveau international.

Dans la foulée, ce fut au tour du contingent féminin d’entrer en lice. Les quatre lutteuses françaises engagées ont jeté toutes leurs forces dans la bataille, mais le tirage au sort et le niveau global de la compétition ont rendu la tâche particulièrement ardue. Shazel Aissiou a vu ses ambitions coupées net dès le tour de qualification, subissant la loi d’une redoutable compétitrice moldave.

En huitièmes de finale, Hind Megherat a elle aussi dû baisser les armes face à une solide lutteuse finlandaise. Le vent de la révolte a failli souffler lors des repêchages, mais le destin s’est montré tout aussi coriace. Olivia Sandin et Calista Ransy ont cru en leurs chances de médaille de bronze jusqu’au bout, avant de s’incliner respectivement face à leurs homologues grecque et russe.

Si le compteur de médailles est resté vierge chez les féminines, l’expérience acquise face aux meilleures écoles de lutte mondiales constitue un capital précieux pour la suite de leur jeune carrière.

Le show de la lutte libre

Le salut et l’euphorie de la délégation française sont finalement venus des spécialistes de la lutte libre, qui ont clôturé ces championnats en beauté. C’est dans cette discipline que les Bleuets ont fait vibrer les supporters.

Le grand bonhomme de cette campagne bulgare s’appelle sans conteste Ali Dadaev. Pour sa toute première participation à un grand championnat international, le jeune Français a réalisé un véritable chef-d’œuvre de maturité et de technique. Son parcours qualificatif a été un modèle du genre : une victoire au forceps contre un Moldave en huitième (9-7), une démonstration de force face à un Hongrois en quart (10-0), et un combat au bout du suspense contre un Italien en demi-finale (7-6). Qualifié pour la grande finale, Ali s’est finalement incliné face à l’épouvantail russe de sa catégorie. Il s’empare ainsi d’une magnifique médaille d’argent et devient vice-champion d’Europe U17. Une performance XXL qui valide tout le potentiel de ce jeune talent.

À ses côtés, Sacha Aubert a lui aussi frôlé le bonheur absolu. Auteur d’un début de tournoi flamboyant, il a enchaîné trois victoires de prestige face à un Moldave (3-2), un Biélorusse (4-2) et un Arménien au terme d’un combat dantesque (11-10). Épuisé par ces combats d’usure, il a malheureusement buté sur un Azerbaïdjanais en demi-finale (10-0) avant de céder face à un Ukrainien lors de la finale pour la troisième place. Sacha termine à une très honorable, mais rageante, 5ème place.

Le bilan de la lutte libre est complété par Issa Churayev, qui avait parfaitement lancé son tournoi en dominant un Moldave (5-0) avant de subir la loi d’un Arménien en huitième (10-0). Reversé en repêchage, il s’incline d’un souffle (2-1) face à un Hongrois. Enfin, Zeynel Erkek n’a pas pu franchir le cap des huitièmes de finale, éliminé par un lutteur moldave.

Cap sur les U15

Ces Championnats d’Europe U17 se referment donc sur une note positive et une certitude : la relève de la lutte tricolore a du tempérament. Les entraîneurs nationaux disposent désormais d’une base de travail claire pour faire progresser ce groupe à fort potentiel.

Pas le temps de souffler pour le staff français : les tapis bulgares à peine rangés, tous les regards se tournent déjà vers la génération suivante. Dès ce mercredi, ce sont les U15 qui feront leur entrée dans l’arène européenne avec la ferme intention d’imiter le parcours d’Ali Dadaev.

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