La santé au cœur du tennis de table en 2026

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En 2026, la Fédération Française de Tennis de Table (FFTT) franchit un cap historique en érigeant la santé au rang de « grande cause fédérale ».

Une stratégie fondée sur une décennie d’engagement

Cette proclamation n’est pas un simple slogan de circonstance. Elle est l’aboutissement d’un engagement de plus de dix ans. Dès 2012, la création de la première commission « Ping Santé » jetait les bases d’une approche médicale du sport. Depuis, les étapes se sont succédé : intégration au Médicosport-Santé en 2013, actions ciblées sur l’après-cancer en 2014, et partenariats stratégiques avec des associations de référence comme France Alzheimer (2019) et France Parkinson (2021).

Aujourd’hui, le réseau est solide : 42 clubs accueillent des patients atteints d’Alzheimer et 78 proposent une offre spécifique pour Parkinson. Pour garantir la sécurité et la pertinence des séances, la FFTT a formé plus de 350 animateurs « Bien-être » et 200 moniteurs de « Ping sur ordonnance ».

Pourquoi le « Ping » est-il un allié santé redoutable ?

Le tennis de table est une activité physique singulière qui sollicite simultanément le corps et l’esprit. Comme le souligne la Fédération, c’est un sport « particulièrement adapté à la santé » en raison de ses bénéfices multidimensionnels.

La pratique régulière permet d’entretenir la coordination motrice et la précision des gestes, la mobilité et la souplesse, essentielles pour l’autonomie, mais aussi les fonctions cognitives : concentration, prise de décision rapide et stimulation neuronale.

Au-delà de la physiologie, le tennis de table est un sport ludique et intergénérationnel. Il permet de rompre l’isolement, un facteur de dégradation de la santé souvent sous-estimé, notamment chez les seniors ou les personnes souffrant de maladies chroniques.

Deux piliers pour une ambition nationale

L’offre fédérale pour 2026 se structure autour de deux approches complémentaires au sein du programme « Ping actif & santé » : le Ping Santé Bien-être. Une pratique préventive destinée à lutter contre la sédentarité et les effets du vieillissement. L’objectif est ici de rester actif dans une ambiance conviviale. Et le Ping Santé sur Prescription : une démarche thérapeutique où la pratique est encadrée par des éducateurs spécifiquement formés, permettant d’accompagner des personnes atteintes de maladies chroniques ou d’affections de longue durée (ALD), en lien direct avec les professionnels de santé.

2026 change tout

Pour faire de 2026 une réussite, la FFTT déploie des moyens conséquents. Un appel à projets national doté de 100 000 € a été lancé pour soutenir entre 60 et 80 clubs (avec des aides de 1 000 à 1 500 € par structure). L’objectif est d’amplifier la présence du sport-santé sur tout le territoire et d’explorer de nouveaux terrains, notamment la lutte contre la BPCO (Bronchopneumopathie chronique obstructive).

Christophe Porte, vice-président de la FFTT en charge du développement des pratiques, définit ainsi cette mission : « Avec le Ping Santé, le tennis de table s’engage pour une société plus active, plus unie, et en meilleure santé. »

Pour Gilles Erb, président de la Fédération, l’enjeu dépasse le cadre sportif pour devenir une nécessité sociétale : « Les bienfaits de la pratique du tennis de table sont unanimement reconnus et à la portée de tous. Fort de ce constat et considérant que bouger n’est plus une option mais bien une obligation, la lutte contre la sédentarité est devenue un enjeu de santé publique. […] En ce sens, le ping change la vie ! »

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