La FFCO place la ruralité au cœur de ses priorités

83e édition du Paris-Nice, 2025 - Photo by Icon Sport

Depuis bientôt un an, la Fédération Française des Clubs Omnisports a fait de la ruralité l’un de ses axes stratégiques. L’objectif ? Mieux accompagner la centaine de clubs affiliés implantés en zone rurale, souvent confrontés à l’isolement et au manque de moyens.

Deux personnes dédiées à ce dossier

Consciente des défis spécifiques du monde rural, où la question de la mobilité reste un frein majeur à l’accès au sport, la fédération a missionné deux référents sur le sujet. Audrey Boiron, présidente du club ABOI en Sarthe et élue au conseil d’administration en charge de la ruralité, travaille aux côtés de Tristan Arnoult, agent de développement FFCO en Essonne, devenu le salarié référent ruralité de la fédération. Une preuve, au passage, que l’Île-de-France a aussi son mot à dire sur ce dossier a priori très éloigné des grandes métropoles..

Des ateliers pour identifier les vrais obstacles

Le premier temps fort de cette démarche s’est tenu en décembre, lors du salon Sport Asso and Co, où plusieurs dirigeants de clubs ruraux ont pu échanger sur leurs difficultés communes. Un second atelier, organisé en distanciel en juin, a réuni six clubs autour de deux grandes thématiques : les équipements sportifs, bâtis comme naturels, et le tissu associatif local. Les enseignements de ces deux rencontres doivent déboucher, au second semestre 2026, sur la création d’une véritable « boîte à outils ruralité », pensée pour aider concrètement les clubs à surmonter leurs freins, qu’il s’agisse de partenariats à construire ou d’exemples de réussite à dupliquer.

Un enjeu qui dépasse le seul sport

La fédération met notamment en avant l’importance du zonage France Ruralités Revitalisation, qui remplace depuis juillet 2024 les anciennes zones de revitalisation rurale et qui ouvre droit à des avantages fiscaux spécifiques. Fait notable, la moitié des clubs ruraux affiliés à la FFCO, soit une cinquantaine de structures, se trouvent justement dans ces zones. Un an après le lancement de cette démarche, la fédération semble donc avancer méthodiquement, en prenant le temps d’écouter le terrain avant de proposer des solutions concrètes. Car derrière la question sportive, c’est bien souvent la cohésion sociale et le maintien du lien local qui se jouent, dans des territoires où le club omnisports reste parfois l’un des seuls points de rassemblement.

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