Pour ses premiers championnats du monde, la judokate française Kaïla Issoufi a décroché une superbe médaille d’argent chez les -78 kg. Son premier podium international, et une éclaircie pour le camp bleu-blanc-rouge.
Enfin une finale pour l’Equipe de France de judo, sur ces championnats du monde de Bakou (Azerbaïdjan). Ce vendredi 9 octobre, la Française Kaïla Issoufi (-78 kg) a été battue pour le titre mondial par l’Emiratie Yelyzateva Lytvynenko. La Tricolore repart avec une belle médaille d’argent, la première de ce métal pour l’équipe de France, pour son baptême au niveau international. La Bretonne de 25 ans apporte une belle éclaircie sur des Mondiaux mitigés côté bleu-blanc-rouge.
Défaite en finale, superbe parcours
Tête de série n°5 à Bakou, Kaïla Issoufi a traversé le tableau avec une maturité remarquable : ippon autoritaire au 2e tour, gestion délicate mais victorieuse face à Kazakova en 8e de finale, avant un véritable exploit au golden score contre Ikeda (n°4 mondiale). Puis¨une demi‑finale héroïque, conclue sur un yuko inscrit in extremis face à Anna Monta Olek, la n°1 mondiale.
La finale, en revanche, a tourné court. Opposée à Yelyzaveta Lytvynenko, n°2 mondiale et tombeuse d’Audrey Tcheuméo plus tôt dans la journée, Issoufi a subi deux contres décisifs. L’Émiratie a d’abord marqué waza‑ari sur o‑uchi‑gari avant de conclure par ippon quelques secondes plus tard. Une défaite nette, mais une médaille d’argent historique pour la Française, qui marque de gros points dans la course au ranking olympique.
En pleine ascension
Passée des -70 kg aux -78 kg après le Grand Slam de Paris 2025, Issoufi s’est aguerrie sur le circuit international depuis deux ans, glanant des podiums à Douchanbé, Abu Dhabi puis Lausanne, avant de décrocher son premier titre en Grand Slam à Tachkent.
Côté tricolore, ce podium vient s’ajouter aux deux bronzes de Shirine Boukli (-48 kg) et Dayyan Boulemtafes (-73 kg). Audrey Tcheuméo, engagée elle aussi en -78 kg, a connu un retour difficile : éliminée en huitièmes par Lytvynenko sur hansoku‑make.
Malgré un bilan global jugé décevant, l’éclair Issoufi permet aux Bleus de repartir de Bakou avec trois médailles et une promesse : la France tient peut‑être sa nouvelle leader dans la catégorie.
