Le comité d’organisation des Alpes Françaises 2030 (Cojop) traverse une zone de turbulences sans précédent. Entre démissions en série et « désaccords insurmontables » au sommet, l’avenir du management des prochains Jeux d’hiver se joue en marge des épreuves de Milan-Cortina.
Rupture consommée au sommet du Cojop 2030
Réuni en bureau exécutif de crise, le collectif composé du CNOSF, des régions Auvergne-Rhône-Alpes et PACA, ainsi que du ministère des Sports, a donné carte blanche à Edgar Grospiron pour trouver une issue rapide. Si le terme « licenciement » n’est pas encore prononcé, le départ de Cyril Linette semble acté, les négociations de sortie ayant déjà débuté.
Une hémorragie de talents qui inquiète
Cette crise de gouvernance n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une suite de départs alarmants pour l’organisation des Jeux Olympiques 2030 : la démission de deux directeurs exécutifs, le départ de Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations, et donc l’éviction probable de Cyril Linette, recruté en avril dernier.
Étienne Thobois : L’homme providentiel pour sortir de la crise ?
Pour naviguer dans ces eaux troubles, le CIO et le Cojop s’appuient sur l’expertise d’Étienne Thobois. L’ancien DG de Paris 2024 mène actuellement une mission d’accompagnement cruciale. Présent aux Jeux de Milan-Cortina 2026, Thobois multiplie les consultations pour définir une nouvelle organisation. Ses recommandations seront au cœur du prochain bureau exécutif prévu le dimanche 22 février, jour de la cérémonie de clôture des Jeux italiens.
Malgré ces tensions politiques, le Cojop réaffirme que sa « priorité absolue demeure le sport ». Les équipes restent mobilisées sur l’observation des Jeux de Milan-Cortina, essentiels pour le transfert de compétences vers la France. L’enjeu est de taille : transformer cette crise de croissance en un socle solide pour les Alpes françaises 2030.
