Le Comité d’organisation des Jeux Olympiques 2030 a officialisé ce mercredi le départ de son directeur général Cyril Linette. Depuis plusieurs semaines, ce dernier était en crise ouverte avec Edgar Grospiron, président du Cojop.
« À l’occasion du bureau exécutif qui s’est tenu le dimanche 22 février 2026 à Milan, le Cojop et les parties prenantes ont pris acte du départ du directeur général du Cojop, Cyril Linette. » Une simple phrase, communiquée par le Comité d’organisation des Alpes Françaises 2030 ce mercredi, qui acte encore un peu plus la crise de gouvernance que traverse l’instance.
Quatre départs d’envergure en deux mois
Comme l’explique le Cojop dans ce communiqué, ce départ « répond à la volonté collective de donner au Cojop un nouvel élan grâce à une gouvernance renouvelée, à un moment où, ses fondations posées, s’ouvre une nouvelle phase clé de livraison opérationnelle du projet. La priorité collective reste la poursuite du travail engagé au service du projet. »
Un coup dur pour les Alpes Françaises 2030, puisque Cyril Linette avait été nommé en avril dernier et choisi… par Edgar Grospiron lui-même. Un départ qui n’est pas le premier, puisque le Cojop a été secoué par le départ de plusieurs cadres ces derniers mois. D’abord la directrice des opérations, Anne Murac, suivie par le directeur de la communication Arthur Richer, puis le président du comité des rémunérations Bertrand Méheut.
Une audition par une commission sénatoriale en cours
L’officialisation du départ de Cyril Linette intervient d’ailleurs lors d’une journée cruciale pour le Cojop des Alpes Françaises 2030. Ce mercredi, Edgar Grospiron et Pierre-Antoine Molina, délégué interministériel aux Jeux Olympiques et Paralympiques, sont auditionnés par une commission sénatoriale. Cette dernière est présidée par Laurent Lafon, sénateur centriste du Val-de-Marne.
« Les tensions internes et les départs successifs intervenus ces dernières semaines soulèvent de nombreuses interrogations quant à la capacité du Cojop à mener à bien l’organisation d’un événement majeur pour notre pays », avait indiqué le Sénat dans un communiqué avant le début de cette audition. La crise de gouvernance sera bien évidemment au cœur des échanges ce mercredi.
