IA et coaching : la nouvelle alliance du sport chez Elancia

Crédit photo : Elancia

Alors que l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans le monde du sport, le rôle du coach humain est plus que jamais questionné. Chez Elancia, Arno Noiret utilise ces nouvelles technologies comme un outil d’aide au suivi et à la personnalisation des entraînements. Pour lui, l’IA représente une évolution majeure, mais ne pourra jamais remplacer la dimension humaine essentielle à l’accompagnement sportif.

L’intelligence artificielle prend une place de plus en plus importante dans le sport. Est-ce une révolution pour les coachs personnels ou une menace pour votre métier ?

Je la vois plutôt comme une aide, notamment pour gagner du temps. Les outils d’intelligence artificielle peuvent nous accompagner dans notre travail, mais ils ne remplacent pas le rôle du coach.

Certaines applications proposent aujourd’hui des programmes sportifs personnalisés. Est-ce également le cas chez Elancia ?

Oui. À l’arrivée d’un adhérent, nous réalisons toute une batterie de tests pour évaluer son profil. À partir de ces résultats, l’intelligence artificielle nous propose une sélection d’exercices adaptés et met en avant des axes d’amélioration, que ce soit en cardio, en force ou en mobilité.

Qu’est-ce qu’un coach humain peut encore apporter qu’une intelligence artificielle ne peut pas reproduire ?

La dimension humaine. L’aspect psychologique, l’écoute, l’échange, la motivation et l’adaptation au quotidien restent essentiels dans l’accompagnement sportif.

Dans votre pratique quotidienne chez Elancia, vous utilisez des outils numériques. En quoi cela change-t-il votre manière de coacher ?

L’intelligence artificielle permet d’analyser des données et de mieux suivre les performances des adhérents. Mais il faudra toujours une présence humaine. Le coach apporte une relation, une compréhension et une adaptation que la technologie ne peut pas totalement reproduire.

Pensez-vous qu’une IA pourra un jour remplacer totalement un coach personnel ?

Non. Il faudra toujours que l’humain soit présent. Nos adhérents attendent beaucoup de cette relation et de cet accompagnement. L’IA ne pourra pas remplacer l’humain dans le sport, en tout cas.

L’IA permet notamment d’analyser des données comme les performances, le sommeil ou la récupération. Cette approche basée sur les chiffres peut-elle parfois oublier des aspects plus humains comme la motivation ou les émotions ?

Oui, c’est possible. Les données sont utiles, mais elles ne prennent pas en compte tous les éléments liés à la personne, comme son état d’esprit, ses émotions ou sa motivation.

Avec votre expérience du terrain, avez-vous constaté un essor important des salles de sport ces dernières années ?

Oui, clairement. On observe un véritable engouement pour le sport. Les gens prennent conscience que les salles ne sont pas uniquement destinées au bodybuilding, mais qu’elles permettent aussi de construire un capital santé, de rester autonome plus longtemps et de prévenir certains problèmes liés au stress ou au bien-être mental. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes pratiquent une activité sportive.

Si vous imaginez le coaching sportif dans dix ans, quelle place aura l’intelligence artificielle et quelle place conservera le coach humain ?

L’IA sera certainement encore plus présente, notamment dans l’analyse des données et le suivi des performances. Mais le coach humain gardera une place essentielle, car l’accompagnement et la relation restent au cœur du métier.

Une dernière question : lorsque vous pratiquez du sport chez Elancia, utilisez-vous également l’intelligence artificielle ?

Oui. J’ai réalisé les tests moi-même et j’ai utilisé les résultats fournis par l’IA pour programmer les machines et adapter mon entraînement.

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