Hockey sur glace : les Bleu(e)s lancent leur conquête mondiale

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Quelques semaines après les Jeux olympiques de Milan-Cortina, les équipes de France de hockey sur glace repartent en mission. Au programme : deux Championnats du monde Division 1A, avec un objectif commun pour les Bleues et les Bleus, retrouver l’élite internationale dès ce printemps 2026.

Le calendrier s’enchaîne rapidement pour les sélections tricolores. D’abord les femmes, attendues à Budapest (Hongrie) du 12 au 18 avril, avant que les hommes ne prennent le relais début mai à Sosnowiec, en Pologne. Dans les deux cas, le format est identique : cinq rencontres en l’espace d’une semaine, face à des adversaires directs dans la course à la montée. Cette configuration impose une exigence immédiate. Peu de temps pour s’adapter, aucune marge d’erreur.

Chaque match compte, chaque point pèse. Dans ces groupes homogènes, la capacité à enchaîner les performances sera déterminante. L’enjeu est clair : terminer aux premières places pour retrouver le plus haut niveau mondial. Ces deux campagnes s’inscrivent dans la continuité de l’hiver olympique. L’expérience accumulée sur la scène internationale doit désormais servir de socle pour franchir un cap. Pour les deux collectifs, l’idée est de transformer cette dynamique en résultats concrets.

Les Bleues à Budapest : un groupe entre continuité et renouveau

À Budapest, l’équipe de France féminine abordera la compétition avec un groupe construit dans la continuité de la saison. Le sélectionneur Grégory Tarlé s’appuie sur un noyau expérimenté, tout en intégrant de nouveaux profils pour enrichir les options. Plusieurs jeunes joueuses vont ainsi découvrir le niveau senior à l’international, comme Marleen Origlio, Jade Bernoussi ou Clara Piazzon.

D’autres éléments issus du Pôle France viennent compléter l’effectif, traduisant une volonté d’inscrire le projet dans la durée. Sur la glace, les Bleues devront rapidement trouver leur rythme. Le programme est dense : Hongrie, Norvège, Italie, Chine et Slovaquie au menu, avec des rencontres rapprochées. Certaines internationales arrivent toutefois avec du rythme, engagées dans des phases finales ou sorties de saisons solides à l’étranger, notamment en Suisse, en Allemagne ou en Suède.

Dans ce contexte, la gestion physique et mentale sera centrale. L’équipe devra être capable de répondre présente dès les premières minutes du tournoi, sans temps de latence. Pour se préparer deux matchs sont prévus, les 7 et 9 avril, contre la Chine et la Norvège.

Les Bleus en Pologne : enchaîner pour exister

Après les Bleues, place aux hommes début mai. Avant de rejoindre la Pologne, le groupe tricolore passera par une phase de préparation à Angers, avec deux confrontations face à l’Italie, puis un dernier test contre le pays hôte. Une montée en puissance progressive avant d’entrer dans la compétition. Sur place, le défi sera similaire : cinq matchs en sept jours face au Japon, à la Pologne, à l’Ukraine, à la Lituanie et au Kazakhstan.

Un enchaînement où la régularité sera déterminante. Plusieurs cadres de l’équipe arrivent avec des références solides cette saison. Stéphane Da Costa a notamment été un élément clé dans son club, tandis que d’autres internationaux évoluent dans des championnats compétitifs en Finlande, en Suisse ou en Amérique du Nord. Alexandre Texier poursuit par exemple sa progression outre-Atlantique, apportant une expérience précieuse au groupe.

Au-delà des individualités, c’est la capacité collective à répondre à l’intensité du tournoi qui sera scrutée. Dans un format aussi resserré, la moindre baisse de régime peut coûter cher. Entre Budapest et Sosnowiec, le printemps 2026 s’annonce décisif pour le hockey français. Deux tournois, deux équipes, un objectif commun : revenir parmi les meilleures nations mondiales.

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