À peine rentrés de vacances, les Mondialistes du PSG affrontent déjà un calendrier XXL. Plusieurs cadres du vestiaire ont dû faire le choix d’écourter leur congé estival pour être prêts à temps.
Un enchaînement infernal après la Coupe du monde
Le calendrier de l’UEFA n’a laissé aucun répit à Paris. À peine revenus de leurs sélections, les internationaux parisiens doivent enchaîner avec la Supercoupe d’Europe face à Aston Villa, ce mercredi à Salzbourg, avant de filer directement défier le RC Lens pour le Trophée des Champions. Un timing serré, quelques semaines seulement après une Coupe du monde éprouvante pour une bonne partie de l’effectif.
Sept cadres ont repris l’entraînement lundi à Poissy. Hakimi, Dembélé, Fabian Ruiz, Hernandez, Doué, Barcola et Digne ont tous répondu présent. Les jeunes réservistes, présents lors des matchs de préparation, ont eux filé du côté des équipes Espoirs et U19. Une décision qui montre la volonté de Luis Enrique d’aligner ses stars dès mercredi.
Un scénario déjà vécu il y a un an
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Paris doit composer avec un été aussi court. L’an dernier déjà, la finale de la Coupe du monde des clubs, disputée le 13 juillet, n’avait laissé que trois semaines de vacances aux joueurs parisiens. La reprise avait eu lieu tardivement, le 4 août, et la Supercoupe d’Europe face à Tottenham s’était jouée à peine neuf jours plus tard, sans le moindre match de préparation. Cette saison, le PSG a au moins pu caler deux amicaux, contre Majorque et Manchester United. Mais le fond du problème reste identique : un calendrier qui ne laisse quasiment aucune place à la récupération pour les champions d’Europe en titre.
Dembélé, toujours affamé
Pour tenir ce rythme, certains n’ont pas attendu la reprise officielle. Selon L’Équipe, Dembélé et Barcola auraient enchaîné les séances individuelles bien avant la date prévue, en passant notamment par l’INSEP et le Campus PSG pour retrouver la forme au plus vite. Ballon d’Or 2025, Dembélé aurait même donné le ton en interne. Rentré en France dès mercredi dernier, il aurait confié à ses proches sa faim de titres intacte, prêt à jouer cette semaine à deux trophées avec une intensité qui aurait bluffé jusqu’au staff.
Luis Enrique, funambule malgré lui
Reste à savoir comment le coach espagnol va gérer tout ce monde sans griller ses cadres dès la première semaine. Aucun des revenants tardifs ne devrait tenir les 90 minutes face à Aston Villa. L’absence de prolongations dans cette Supercoupe lui laisse d’ailleurs un peu de marge pour doser les temps de jeu. Un vrai numéro d’équilibriste en perspective. Il va falloir lancer la saison sur un trophée, sans cramer un effectif qui sort à peine d’un été à rallonge, pour la deuxième année consécutive.
