La Fédération Française des Échecs met en place un nouveau label pour valoriser les clubs investis dans les champs de la santé, du social et du handicap. En février, trois structures, Avinkha, Marseille Échecs et l’AEPA, ont été les premières à être distinguées. Une reconnaissance qui met en lumière le rôle sociétal du jeu d’échecs.
Un label pour reconnaître l’engagement social des clubs d’échecs
Depuis novembre 2025, la Fédération Française des Échecs, à travers sa Commission Santé, Social, Handicap et RSE, a instauré un label destiné à identifier et valoriser les clubs qui développent des actions en faveur du bien-être, de l’inclusion et du lien social. L’objectif est double : reconnaître les initiatives déjà en place et donner de la visibilité à ces démarches auprès du public comme des partenaires. Valable pour la période 2026-2028, ce label s’affiche sur le site fédéral et constitue un outil structurant pour les clubs concernés.
Derrière cette initiative, une conviction : le jeu d’échecs peut être un levier concret pour répondre à des enjeux de société. Inclusion des personnes en situation de handicap, développement des capacités cognitives, maintien du lien social… autant de dimensions qui dépassent le cadre strictement sportif.
Trois clubs labellisés, trois approches complémentaires
En février, trois clubs ont officiellement reçu le label : Avinkha (Vaulx-en-Velin), Marseille Échecs et l’AEPA (Association Échiquéenne Pour les Aveugles). Leur point commun : une démarche active pour accueillir des publics éloignés de la pratique. Les trois structures sont inscrites sur le Handiguide des sports, plateforme recensant les clubs capables d’accompagner des personnes en situation de handicap. Un engagement significatif, quand on sait que 7% des clubs d’échecs y figurent, contre une moyenne bien inférieure dans les autres disciplines.
À Vaulx-en-Velin, Avinkha a renforcé ses compétences internes, notamment par la formation d’un de ses encadrants afin de mieux répondre aux besoins spécifiques de certains pratiquants. À Marseille, le club structure actuellement un pôle inclusion et développe des partenariats avec des structures médico-sociales, des établissements de santé et des acteurs du champ éducatif.
De son côté, l’AEPA agit depuis longtemps pour rendre la pratique accessible aux personnes déficientes visuelles. Jeux adaptés, pendules spécifiques, supports pédagogiques accessibles en ligne : tout est pensé pour permettre une participation pleine et entière. L’association organise notamment le Championnat de France des aveugles et malvoyants et encourage ses membres à participer aux compétitions ouvertes à tous.
L’inclusion comme projet collectif et territorial
Au-delà de l’accueil au sein du club, ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique plus large. Aller vers les publics concernés, travailler avec des associations spécialisées, intervenir lors d’événements locaux : l’inclusion se construit aussi à l’extérieur. Les témoignages des joueurs concernés rappellent l’impact concret de ces démarches. Pour certains, les échecs constituent un outil de rééducation cognitive, un espace d’épanouissement ou simplement un lieu où la pratique sportive s’effectue sans distinction. Avec ce label, la Fédération entend encourager d’autres clubs à rejoindre le mouvement. Les candidatures sont ouvertes : un document détaillant les critères est disponible, avant dépôt du dossier en ligne.
