De passage à Paris pour les Championnats d’Europe de natation en eau libre, le nageur russe Aleksandr Stepanov n’a manifestement pas eu le coup de foudre pour la capitale française.
Une remarque qui n’est pas passée inaperçue
Dans une interview accordée à l’agence de presse russe TASS, le nageur de 21 ans n’a pas mâché ses mots. « J’espérais que la nourriture serait bonne, mais elle ne l’est pas. Ça pue partout, rien d’agréable : de l’urine, des ordures. Je voulais aussi aller aux catacombes de Paris, mais je ne pouvais pas. Et il y a des rats qui courent partout sous la tour Eiffel. » Autant dire que Paris n’a pas réussi à le conquérir.
Une compétition décevante, peut-être pas sans raison
Il faut dire que les choses ne se sont pas bien passées pour lui sur l’eau non plus. Stepanov a terminé 20e du 5 km, avant d’abandonner à mi-parcours du 10 km. Dans la course à élimination directe du 3 km, il a été éliminé dès le premier tour. Compte tenu de ces circonstances, on ne peut s’empêcher de se demander si son coup de gueule ne masque pas en réalité une profonde frustration sportive.
Son entraîneur a tenté d’apaiser les tensions. « La nourriture n’est pas idéale pour nos athlètes, mais ils ont tout ce dont ils ont besoin : des glucides, des protéines, et en quantité suffisante », a-t-il précisé, avant d’ajouter, d’un ton quelque peu sec : « Nous ne sommes pas venus ici pour manger, mais pour concourir. »
Les athlètes russes toujours sous le feu des projecteurs
Une polémique qui survient à un moment délicat pour les Russes. Réintégrés par World Aquatics en avril après plusieurs années de suspension, les athlètes russes concourent toujours sous drapeau neutre à Paris, la fédération européenne ayant choisi de reporter sa propre décision au mois de septembre. Il va sans dire que chacune de leurs déclarations, même celles concernant la cuisine parisienne, est scrutée d’un œil un peu plus attentif que d’habitude.
