Après les Jeux de Paris 2024, la question de l’héritage sportif est devenue centrale. David Inquel souhaite inscrire la Fondation 1% pour le sport dans cette dynamique en donnant davantage de moyens aux clubs amateurs et aux associations qui font vivre les territoires.
Les clubs amateurs jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale, mais ils manquent souvent de moyens. Comment la Fondation peut-elle changer leur quotidien ?
Les clubs amateurs sont indispensables. Ils accueillent les jeunes, créent des repères et transmettent des valeurs. Pourtant, beaucoup fonctionnent avec des budgets très serrés. Notre rôle est d’apporter un soutien là où quelques milliers d’euros peuvent changer beaucoup de choses : financer un déplacement, acheter du matériel, organiser une action éducative ou permettre à un projet de voir le jour. L’idée n’est pas de remplacer les financements existants, mais d’apporter une nouvelle source de soutien.
Vous souhaitez rapprocher entreprises, collectivités et associations. Pourquoi cette coopération est-elle essentielle ?
Parce que chacun a un intérêt à agir. Les entreprises contribuent à améliorer les territoires où elles construisent. Les collectivités voient leurs associations renforcées. Les clubs obtiennent des moyens supplémentaires pour développer leurs actions. Tout le monde participe à un cercle vertueux. Ce modèle fonctionne parce que l’effort demandé à chacun reste limité, mais que l’impact collectif est très important.
Les Jeux de Paris 2024 ont mis en avant les valeurs du sport. La Fondation peut-elle contribuer à prolonger cet héritage ?
C’est notre ambition. Les Jeux ont montré que le sport pouvait rassembler autour de valeurs fortes : le partage, la fraternité, le respect et le vivre-ensemble. Je pense qu’une partie des réponses aux défis actuels de notre société passe par le sport. Mais cet héritage ne peut pas reposer sur une seule initiative. Il faut une addition de projets. Nous voulons être un acteur parmi d’autres de cette dynamique.
Où en est aujourd’hui la Fondation ?
Nous sommes dans une phase d’accélération. La première année nous a permis de recueillir plus de 900 000 euros de promesses grâce au secteur immobilier. Nous échangeons avec de grands opérateurs pour développer le dispositif à plus grande échelle. L’objectif est de faire grandir ce modèle pour qu’il bénéficie au plus grand nombre de clubs et de territoires.
Un dernier message…
Il faut continuer à mobiliser. Les promoteurs, les entreprises, les collectivités et tous ceux qui souhaitent agir peuvent nous rejoindre. Ce sont les petites contributions mises bout à bout qui permettent de créer de grandes transformations. Chaque participation peut avoir un impact sur la vie sportive locale.
