Du 4 au 8 février 2026, la 56e édition de l’Étoile de Bessèges – Tour du Gard promet cinq jours de joutes nerveuses, de bordures imprévisibles et un dénouement haletant sur les hauteurs d’Alès.
Le calendrier ne ment jamais : l’apparition des maillots aux multiples couleurs sur les routes sinueuses entre Cévennes et garrigue sonne la fin de l’hibernation. Pour cette cuvée 2026 de l’Etoile de Bessèges – Tour du Gard, l’organisation a concocté un parcours fidèle à son ADN : un mélange de nervosité, de paysages classés à l’UNESCO et un final chronométré devenu un classique.
Un parcours entre tradition et renouvellement
L’épreuve s’élancera ce mercredi de Bellegarde. Petite nouveauté cette année pour des raisons de sécurité : la célèbre montée de la Tour est délaissée au profit de la Côte de l’Avenue de la Méditerranée. Un changement de décor qui ne devrait pas empêcher les puncheurs de s’expliquer pour le premier maillot de leader.
Le peloton mettra ensuite le cap sur Domessargues lors de la deuxième étape, un terrain de jeu idéal pour les baroudeurs avant la traditionnelle étape de Bessèges. Cette troisième journée, véritable circuit « toboggan » autour de la ville qui donne son nom à l’épreuve, est souvent le théâtre d’une élimination par l’arrière.
La quatrième étape entre Saint-Christol-lez-Alès et Vauvert sera surveillée de près par les directeurs sportifs. Sur ces routes exposées, le Mistral peut transformer une procession tranquille en un chaos de bordures. C’est la dernière chance pour les sprinteurs comme Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets) de lever les bras avant le grand verdict dominical.
Alès, le juge de paix de l’Ermitage
Tout se jouera, comme le veut la tradition, lors de la 5ème étape. Un contre-la-montre individuel de 10,3 kilomètres dans les rues d’Alès. Si les premiers kilomètres sont plats et rapides, l’ascension finale vers le sanctuaire de l’Ermitage (l’Hermitage) est un mur qui ne pardonne aucun moment de faiblesse. C’est ici, sur ces pentes abruptes, que les secondes s’envolent et que le classement général se fige dans le marbre.
Duel franco-belge en vue ?
En l’absence Kévin Vauquelin, qui brille désormais sous d’autres cieux (engagé avec Ineos Grenadiers sur le Tour d’Algarve), la succession est plus ouverte que jamais. Les regards se tournent vers la jeunesse tricolore. Ewen Costiou (Groupama-FDJ United), en constante progression, fait figure de favori logique. Il devra toutefois composer avec un Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) survolté en ce début de saison.
Côté international, l’armada belge de Lotto-Intermarché, emmenée par le solide Lorenzo Rota, et l’équipe Alpecin-Premier Tech viendront jouer les trouble-fêtes. On surveillera également de près Dylan Teuns (Cofidis), dont le profil de puncheur-rouleur colle parfaitement aux exigences gardoises.
