Du 21 au 25 septembre 2026, le camp Guynemer de Fontainebleau accueille la deuxième édition du Challenge Fortius. Imaginé par les armées françaises pour accompagner la reconstruction des militaires blessés, l’événement franchit cette année un cap majeur.
Une ambition renouvelée : doubler l’impact international
Porté par l’Académie militaire des sports de la Défense (AMSD) et placé sous l’égide du Conseil international du sport militaire (CISM), le Challenge Fortius connaît en 2026 une accélération notable. Après une première édition fondatrice réunissant trois délégations étrangères en 2025, le plateau rassemble désormais sept nations engagées — la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Estonie, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Ukraine —, accompagnées par les Pays-Bas en qualité de nation observatrice.
Cette montée en puissance traduit la volonté d’inscrire l’événement dans le calendrier international de manière pérenne. Le challenge s’organise selon un rythme biennal, pensé en alternance avec les Invictus Games. L’objectif partagé reste l’échange de savoir-faire en matière de réhabilitation physique et psychique entre forces armées alliées.
Le principe du « finisseur » : trois épreuves adaptées
À la différence de la compétition sportive traditionnelle, le Challenge Fortius bannit la logique du podium exclusif pour valoriser le parcours personnel de chaque participant. Les épreuves reposent sur la philosophie du « finisseur » : l’essentiel est de prendre le départ, d’aller au bout de son engagement et de mesurer le chemin parcouru.
Pour cette édition 2026, trois disciplines complémentaires ont été retenues. La course relais constitue un exercice d’athlétisme sur piste centré sur la cohésion, où chaque relayeur permet à l’équipe d’aller au bout de l’épreuve. Le tir à l’arc sollicite le calme, la concentration ainsi que la gestion de soi, en s’adaptant à toutes les morphologies et situations de handicap, que le tir s’effectue debout, en fauteuil ou à l’aide de la bouche. Enfin, le volley assis s’impose comme une discipline collective paralympique exigeant une communication constante et un soutien mutuel direct sur le terrain.
Au cœur du dispositif français : le Bataillon de Fontainebleau
Pour la délégation tricolore, ce rassemblement concrétise le travail quotidien mené par le Bataillon de Fontainebleau, l’unité de l’AMSD spécifiquement dédiée à la reconstruction des blessés de guerre et du service.
Le choix des membres de la délégation française — issus de l’Armée de Terre, de la Gendarmerie nationale et du Service de santé des armées — répond à une logique précise. Il s’agit de sélectionner des militaires situés au début de leur parcours de reconstruction sportive. Le challenge leur offre une première confrontation à un événement international dans un cadre adapté, afin de reprendre confiance et de retrouver progressivement des repères solides.
Un village dédié à l’accompagnement au quotidien
Le déroulement du challenge sur le camp Guynemer bénéficie des infrastructures de pointe de l’AMSD, renforcées par la mise en service du Village Géo André. Cet espace de logements adaptés permet d’héberger les sportifs et leurs familles au plus près des structures d’entraînement, dans un environnement rassurant et accessible.
Au-delà de cette semaine d’épreuves, le suivi de la reconstruction par le sport représente un engagement permanent des armées, articulé autour de 75 actions et de près de 900 places de stages dispensées chaque année.
