Avec la sortie du deuxième tome de la BD PING le 28 janvier 2026, le tennis de table continue de raconter son histoire autrement. Entre humour, pédagogie et scènes inspirées de la vie en club, les auteurs plongent les lecteurs dans l’univers d’un sport qui connaît un véritable essor en France.
Longtemps perçu comme un simple loisir estival, le tennis de table s’est progressivement imposé comme une discipline sportive à part entière. L’été 2024 et les Jeux olympiques de Paris ont marqué un tournant. Les performances des frères Lebrun ont attiré un nouveau public et contribué à relancer l’intérêt pour ce sport. Résultat : les clubs français enregistrent une hausse significative du nombre de licenciés. Dans ce contexte, la bande dessinée PING trouve un écho particulier. Pensée comme un regard humoristique et accessible sur la discipline, elle explore les coulisses du tennis de table tout en racontant l’expérience de ses auteurs, eux-mêmes pongistes.
Une BD née d’une passion pour le ping
« C’était naturel pour moi de faire une BD avec mon père, sachant qu’il est dessinateur et qu’on est tous les deux pratiquants de tennis de table« , confie Axel, scénariste de la BD PING. À l’origine du projet, une idée simple : raconter un sport que Axel et Bloz connaissent de l’intérieur. « J’ai l’impression qu’on parle toujours mieux de ce qu’on connaît » explique Bloz. En suivant notamment son fils en compétition, l’idée d’une bande dessinée s’est progressivement imposée.
Les auteurs ont alors proposé plusieurs gags autour de l’univers du ping à leur éditeur, Bamboo Edition. Le projet a immédiatement suscité l’intérêt. Le premier tome s’adressait volontairement à un public large, avec l’objectif de présenter la discipline, ses règles et son environnement. « On voulait vraiment toucher un public très varié« , explique le scénariste Axel. « Il y avait des scénarios pour apprendre à se lancer dans le ping ou découvrir certains gestes techniques.«
Un deuxième tome plus proche des pongistes
Avec ce nouveau volume, sorti le 28 janvier 2026, la série franchit une étape supplémentaire. Si l’humour reste central, les auteurs ont choisi d’approfondir certains aspects du tennis de table. « Dans ce tome 2, on a un peu plus approfondi« , précise Bloz. « On parle davantage de technique, d’apprentissage ou de matériel. L’idée, c’est que les pongistes se sentent concernés et qu’ils puissent se reconnaître dans les situations » ajoute Axel.
La BD propose également un dossier pédagogique réalisé en partenariat avec la Fédération Française de Tennis de Table. Quelques pages viennent compléter les gags et offrent un éclairage plus documenté sur l’évolution de la discipline en France. Ce dossier revient notamment sur la progression du nombre de clubs, l’augmentation des licenciés ou encore la place croissante du tennis de table dans le paysage sportif français.
Une histoire inspirée de la vie des clubs
Au-delà de l’aspect technique ou pédagogique, PING puise surtout son inspiration dans la vie quotidienne des clubs. Les situations racontées dans la BD sont directement issues de moments vécus autour des tables. Bertrand Vanhersel, président du Ping-Pong Club Biernois, où évoluent les auteurs, reconnaît facilement ces instants de vie. « Il y a des moments de convivialité, des petits instants qu’on vit régulièrement au club et qui se retrouvent dans la BD« , explique-t-il. Pour lui, ce type de projet contribue aussi à valoriser la discipline. « C’est quelque chose de nouveau pour notre sport.«
La sortie du nouveau tome a d’ailleurs donné lieu à une séance de dédicaces au club, qui a rassemblé près d’une centaine de personnes, licenciés comme curieux venus découvrir le projet. Au-delà du livre, la BD devient ainsi un autre moyen de faire connaître la discipline. « Ça peut donner envie de pousser la porte d’un gymnase« , estime Bertrand Vanhersel. « Le ping, c’est un sport où chacun peut trouver sa place. » Entre humour, pédagogie et immersion dans la vie des clubs, PING propose finalement une autre façon de raconter le tennis de table. Une manière légère, mais fidèle, de montrer que derrière une simple balle blanche se cache un sport exigeant et profondément humain.
